<![CDATA[NC]]> http://superman.dzblog.com NC fr Sun, 04 Jun 2006 11:35:59 GMT Sun, 04 Jun 2006 11:35:59 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[APPEL AU BOYCOTT DES CARTES ART]]> http://superman.dzblog.com/article-51094.html Le cheikh SALAH EL KAMEL, refuse de vendre à la television algerienne les droits de retransmission de la coupe du monde 2006, il prefere qu'on debourse 9 900 DA ( le snmg ) pour avoir droit à la coupe du monde.

On dit non au diktat et la hogra du beggar seoudien, les algeriens verront la coupe du monde avec ou sans ART.

Sachez que les cartes vendues à 3 000 DA et 6 000 DA d'ART  ne vous donnent droit qu'a l'acces aux chaines de films et emissions arabes pas de coupe du monde donc attention à l'arnaque, il faut savoir que cette meme carte est vendue au marché parallele à 12 000 DA merci le cheikh pour l'anarchie.

Les salauds font les yeux doux au mouloudia engager dans la coupe arabe, competition non reconnue par la FIFA, juste pour vendre leurs satané cartes au public mouloudien nombreux sans faire le moindre effort dans la contribution par les sponsors à l'evolution du sport en algerie encore moins du foot ball, es qu'ils auraient fais la meme danse du ventre s'il s'agissait d'un club de moindre importance?

Aussi les chaines allemande tel que ZDF et EUROSPORT DEUTCHLAND retransmettrons tout les matchs de coupe du monde sur le satelitte ASTRA.

Nous demandons aux responsables des bouquets TPS et CANAL SATELITTE de venir s'installer en algerie pour  vendre leurs abonnements officiels car le marché noir fait ravage.

Chers concitoyens par fierte nationale et pour l'amour du sport vecteur de paix et d'amour boycottez les cartes de ART.

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Sun, 04 Jun 2006 11:35:59 GMT http://superman.dzblog.com/article-51094.html
TPS CRYPTE TOUTE SES CHAINES http://superman.dzblog.com/article-49832.html  

 

TPS a lancé une vaste opération anti-piratage, qui plonge plusieurs familles accrocs aux programmes de la chaîne dans le désarroi. Les craquers sont à pied d’œuvre pour trouver le code qui permettra aux pirates de visionner à nouveau les programmes tant prisés du bouquet. Ils peinent, mais à terme certains pensent qu’ils finiront par déjouer le système de sécurité de l’opérateur. Exemples en Algérie et au Maroc.

Depuis plus d’une semaine, la chaîne satellitaire TPS a lancé une vaste opération anti-piratage sur tous ses terminaux. Objectif : mettre hors d’état de nuire les nombreux utilisateurs de cartes pirates, qui dépossèdent la société de sommes « inchiffrables, mais assez conséquentes ». Les petites parties de l’Europe de l’Ouest et de l’Afrique du Nord qui reçoivent le signal satllitaire sont touchées. L’émoi est déjà palpable chez des millions de Marocains et d’Algériens, où les médias relatent les conséquences pour la population de cette mesure, qui n’est par ailleurs pas la première. Les craqueurs s’activent pour trouver le code qui permettra de décrypter de nouveau le bouquet et ses programmes tant prisés. Mais la recherche semble durer plus que prévu, systèmes de sécurité renforcés obligent. Pas de quoi décourager les utilisateurs des cartes honnies, qui sont très confiants en leurs pirates.

Voir absolument des émissions étrangères

Ils seraient des millions en Algérie et au Maroc à souffrir de la riposte de TPS qui les empêche de voir les émissions étrangères. Les jeunes en particulier. « Nous ne recevons aucune chaîne numérique. Et je deviens fou depuis que nous ne recevons plus TPS. Je suis accro aux émissions de moto et maintenant, je ne peux plus les voir », se plaint Rasik, un Algérien de 22 ans. Son ami Djader, 25 ans, est lui aussi tout aussi dépité d’être privé de ses émissions de sport favorites. Au Maroc, selon le quotidien Aujourd’hui, on joue la carte de la semi-résignation en se tournant vers les chaînes arabophones, comme Al-Jazeera et Al-Arabia. Autre façon de palier le vide laissé par le bouquet satellitaire : ressortir les décodeurs analogiques. Ils sont en effet l’un des seuls moyens, avec l’achat d’une numéricam, de recevoir les chaînes françaises TF1, France 2, France 3, M6 ou encore TV5.

Des solutions qui restent provisoires dans les esprits, puisque les craqueurs s’activent pour trouver l’astuce qui pourra permettre la réception des émissions de TPS. « Nous savons très bien qu’il est impossible d’obtenir 100% de réussite dans la lutte contre le piratage, mais au fur et à mesure nous renforçons les mesures de sécurité pour qu’il soit de plus en plus difficile de nous pirater. Mais il y a toujours des malins qui trouveront une faille. Ils peuvent reproduire les codes à partir d’un logiciel ou fabriquer une carte avec un encodeur numérique, qui produira des sortes de clones de l’originale. On peut aussi faire beaucoup de choses sur Internet », explique Tony, un employé de TPS.

Confiance en les pirates

Internet est en effet une mine d’or pour les hackers, qui font exploser les visites des sites qui proposent ouvertement des services de décryptage. Des sites que TPS tente par ailleurs de faire fermer. Les « bidouilleurs » marocains réputés de Derb Ghallef (souk casablancais) et « d’ailleurs », comme les surnomme Aujourd’hui, s’activent pour satisfaire les clients qui affluent pour se voir délivrer la clé du cryptage. Mais les efforts des pirates sont ralentis par la sur-connexion sur les sites de décodage et passent plus de temps qu’avant sur leurs opérations de décryptage.

Certains s’inquiètent et se disent que, cette fois, le secret du code ne sera pas percé. Le journal marocain L’Opinion explique que « personne n’arrive pour le moment à ‘ressusciter’ TPS et on craint que le nouveau cryptage ne soit aussi inviolable que celui du bouquet Canalsatellite qui a disparu depuis des mois du paysage audio-visuel piraté ». Al Bayane rapporte pour sa part qu’à Derb Ghallef « on se dit optimiste et on ne perd pas espoir de trouver la formule magique ». En Algérie, d’aucuns gardent une foi inébranlable en leurs pirates. « Ce n’est pas la première fois que la chaîne est cryptée. Les pirates ont toujours réussi à trouver le code. Cette fois-ci, ce sera la même chose. Je suis très confiant. Dans ce domaine, les Algériens sont forts », commente avec une pointe d’humour Rasik, l’Algérien de 22 ans.

Ruée sur les cartes « officielles »

Les impatients se ruent chez les vendeurs de cartes « officielles » de TPS, dont les affaires ne s’étaient pas aussi bien portées depuis un moment. « Officielles », car l’abonnement ne peut pas normalement être obtenu hors de France. « Il faut que le client réside et ait un compte en France. Car c’est sur ce territoire que le signal émis par le satellite permet une réception des programmes irréprochable. C’est pourquoi si un Marocain, par exemple, passe par une personne résidant en France pour être abonné et qu’il ne reçoit pas la chaîne, il ne pourra pas se retourner contre nous », souligne Tony, l’employé de TPS.

Ces cartes « officielles », qui ont, selon TPS, soit été récupérées lors d’un vol ou reproduites à partir d’encodeurs numériques, fonctionnent pour la plupart très bien. A tel point que les revendeurs sont assaillis au Maroc. Selon un fournisseur algérien interrogé par El Watan, des clients sont en effet prêt à payer près de 3 000 dinars (soit 32 euros) pour les cartes pirates Silver, avec lesquelles ils auront accès à leurs émissions favorites. Mais pour une courte période, puisque l’opération TPS devrait bientôt les neutraliser. Quant aux cartes « officielles », leur coût varierait entre 29 000 et 65 000 dinars pour l’année.

Des sommes considérables comparé aux recharges piratées classiques qui durent un mois et dont la valeur tourne autour de 100 dinars en Algérie et 20 dirhams au Maroc. « Auparavant, TPS changeait ses codes tous les six mois. Mais à cause du piratage, ils le font tous les mois. Alors les gens achètent une carte de 100 dirhams, qu’ils rechargent tous les mois. Il y a des gens qui ne travaillent d’ailleurs que pour trouver les codes. Je me souviens que le vendeur chez qui je me rendais à Casablanca avait deux Chinois postés sur des ordinateurs rien que pour ça », commente Ali, un Marocain de 27 ans. Il précise que sans ces sytèmes, les Marocains n’auraient pas les moyens de regarder les programmes de TPS. Il en va de même pour les Algériens. Il faut croire que le malheur des uns fait vraiment le bonheur des autres

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Wed, 31 May 2006 10:56:23 GMT http://superman.dzblog.com/article-49832.html
JUIFS D'ALGERIE http://superman.dzblog.com/article-49171.html

LES RELATIONS JUDEO-ARABO-BERBERES, EN ALGERIE, AVANT L'OCCUPATION FRANCAISE DE 1830

 

 

Il y a deux ans environ, lors d'un colloque organisé à l'Université de Constantine, j'ai l'occasion  d'échanger quelques propos avec une jeune algérienne dont l'âge révélait qu'elle n'avait connu ni les temps de la colonisation ni ceux de la guerre d'indépendance de 1954 en Algérie. Et, apprenant que je suis Juif originaire de Constantine, elle me fait savoir avec toute l'ardeur et la conviction de sa jeunesse qu'elle ne pardonne pas aux Juifs d'Algérie d'avoir quitté leur pays, en 1962 manifestant ainsi, selon elle, leur rejet de la situation créée par l'indépendance conquise. La scène se passe dans une vaste salle où des dizaines de personnes prennent leur repas si bien que la discussion sur  les relations judéo arabo-berbères en Algérie ne peut s'établir sérieusement. C'est cette discussion que je voudrais reprendre ici, espérant que mon interlocutrice d'alors pourra en prendre connaissance et y trouver quelques éléments d'explication à sa remarque.

 

 

Les Juifs sont présents au Maghreb dès le III° ou même II° siècle

 

 

Tous les historiens qui se sont penchés sur la question reconnaissent actuellement l'existence d'une vie juive au Maghreb peu de temps après la destruction du royaume de la Judée antique par les armées romaines, au II° siècle de l'ère chrétienne. Après cette destruction, les Judéens s'éparpillent dans le monde méditerranéen y compris au Maghreb. Je me suis trouvé récemment à Constantine où j'ai pu observer au Musée de la ville trois dalles de pierres que sa directrice m'a assuré être des vestiges historiques de la région datant du III° siècle de l'ère chrétienne. Sur l'une de ces pierres, je peux lire, très clairement gravées en caractères hébraïques,  les mots laïla hazé,  termes signifiant en hébreu cette nuit. Et la directrice du musée, historienne de formation, de m'assurer que de telles découvertes ne sont pas rares dans la région voire dans toute l'Algérie.

 

Une  pacifique cohabitation des Berbères et des Juifs

 

Les Juifs arrivant de Judée au Maghreb,  n'y  trouvent pas un pays désertique et inhabité. Des populations  agricoles ou  pastorales de culture païenne y sont déjà installées, les Berbères. Les Juifs, apportant avec eux les connaissances et les savoir-faire de toutes les grandes civilisations du Moyen Orient, deviennent vite, dans leur nouveau pays,  les moteurs de l'expansion économique, politique et culturelle des tribus qui le composent. En leur sein, les conversions au judaïsme se font de plus en plus fréquentes. Si bien que, aux dires du grand historien arabe Ibn Khaldoun1, la Berbérie, au VII° siècle, devient un vaste territoire allant de Gabès à Tanger qui sera, un temps, unifié sous l'autorité d'un personnage hors du commun, relevant à la fois de l'histoire et de la légende, une femme surnommée la Kahena2, berbère et juive à la fois. En Berbérie, poussés par des besoins et des intérêts communs, Juifs et Berbères cohabitent ainsi pacifiquement et c'est une  population soudée par leur entente à laquelle se heurtent les troupes arabes venues d'Orient au VIII° siècle pour établir une tête de pont à Kairouan,  préparer la traversée des Aurès, vers l'ouest,  et envahir le pays de la Kahena. Entourée de son peuple, celle-ci résistera  trois années durant aux troupes arabes pourtant grossies par d'importants renforts mais finit par être vaincue et tuée au combat. Les Arabes occupent alors la totalité du pays.

 

 

Les relations entre Juifs et  Arabo-Berbères, en Algérie, avant l'occupation française

 

 

Quelle est la situation économique, politique et sociologique des Juifs et des Arabo-berbères dans le Maghreb sous domination arabe3 avant l'occupation française, en 1830 ? Au fil des siècles, cette situation laisse apparaître certaines caractéristiques relativement stables. Si, au plan du vécu culturel, les cultes musulman et juif se séparent incontestablement les uns des autres4, au plan économique et social, les points de ressemblance sont nombreux.  De part et d'autre,   subsistent les mêmes clivages sociaux qui font se distinguer des classes de propriétaires, d'exploitants agricoles, de commerçants fortunés au dessus d'une masse populaire plus ou moins inculte et, qui, la plupart du temps, subsiste au jour le jour des maigres ressources d'un artisanat local, d'une agriculture archaïque et de besognes plus ou moins rémunératrices. Lors du fameux coup de l'éventail qui a servi de prétexte à l'invasion de l'Algérie par les troupes françaises, ce sont de riches commerçants juifs qui sont concernés5. Les grosses fortunes ne manquent donc pas, en cette période, parmi les Juifs.  Chez les Arabo-Berbères, non plus. Plus tard, on  connaîtra, entre autres, chez eux de riches propriétaires tels que les Tamzali, négociants en huiles,  Bentchicou qui fit fortune dans le tabac et bien d'autres grandes familles. Mais, de la même façon, durant le même temps, chez les Juifs comme chez les Arabo-Berbères, la misère étend ses méfaits parmi les masses populaires, dans leurs quartiers des grandes villes, très souvent jouxtés les uns aux autres et où les architectures misérables ne le disputent qu'au manque d'hygiène et de salubrité. 

 

 

Au plan  politique, et, plus précisément, à celui des relations des personnes avec les autorités, la règle est celle de tous les états régis par l'Islam : si les musulmans jouissent du maximum de droits que rend possible le régime politique en place, il n'en est pas de même des non Musulmans, y compris des Juifs. Ceux-ci sont des dhimis, des individus qui, pour jouir de ces mêmes droits,  doivent s'acquitter d'un impôt supplémentaire en sus de quelques restrictions mineures des droits telles que celui de monter à cheval, de porter certains types de  vêtements, etc. Pourtant, en dépit de ces différences, la cohabitation entre les deux groupes, Arabo-Berbères et Juifs, ne présente pas de conflits majeurs. Mieux encore on y constate une similitude voire une identité des us et coutumes hormis, bien sûr, celles relevant de la pratique du culte : on s'habille de la même façon (hormis le port du voile qu'ignorent les femmes juives) ; on mange souvent les mêmes plats préparés de la même façon, on parle la même langue, une sorte d'arabo-berbère où se mêlent parfois des termes hébraïques ou d'origine hébraïque, on se réjouit à répéter les aventures du même modèle populaire, Djeha,  et, surtout, on apprécie le même genre musical avec, principalement, dans les régions de Constantine et de Tlemcen, le célèbre Malouf. Les patronymes juifs et arabo-berbères sont souvent les mêmes ou dérivent souvent les uns des autres6. Ainsi, avant le décret Crémieux de 1870 qui fera des Juifs algériens des citoyens français, mon grand père, né en 1868, n'est pas français mais sujet algérien au regard de la France et dhimi  à celui des autorités musulmanes. Ce qui ne l'empêchera pas d'entretenir avec son entourage français ou arabo-berbère les meilleures relations, la communauté de langue (concernant les seconds), d'humour et du même bleu du ciel parvenant à estomper souvent maintes différences.     

 

 

Le 14 juin 1830, une escadre française débarque à Sidi-Ferruch, en Algérie, pour y mener une guerre d'occupation qui  se terminera effectivement avec la rédition du chef algérien, l'émir Abdelkader, le 16 mai 1843.

 

 

Dès cette période, de nombreux Européens (surtout français, mais aussi espagnols, italiens et maltais) s'installent de bon – ou mauvais -  gré -  en Algérie où ils tirent profit  d'une hiérarchie sociale  faisant d'eux des conquérants et des possédants, face au petit peuple conquis et dépourvu de ressources des Arabo-Berbères. Les Juifs, eux, sont des indigènes algériens pour les Français, des dhimis pour les Musulmans et ce, jusqu'en 1870.

 

 

De 1830 à 1870, la France traverse une période relativement instable au plan politique. Le Second Empire qui succède à la République se termine par la défaite de Napoléon III à Sedan, l'insurrection de la Commune de Paris et la réaction musclée de Thiers contre les insurgés. Durant cette période, l'antisémitisme français s'accroît et trouve son point culminant durant l'affaire Dreyfus, en 1895.

 

 

Durant cette période, l'Algérie, elle, connaît tous les méfaits du colonialisme,  les pouvoirs dont dépend sa vie aux plans économiques, politiques et culturels étant centralisés à Paris. L'administration du pays est de type politico-militaire et demeurera toujours fortement marquée par les courants d'extrême droite dont l'option antisémite se renforce de jour en jour. Le journal La juste parole  qui en est l'organe connaît des tirages importants.

 

 

C'est dans un tel contexte que, au lendemain de la défaite de Sedan, le gouvernement provisoire de la république française promulgue, sur proposition du ministre Crémieux, un décret offrant la citoyenneté française aux Juifs nés en Algérie.

 

 

Pourquoi ce décret ?

 

 

Les causes de la promulgation du décret Crémieux sont nombreuses et  se retrouvent aussi bien en France qu'en Algérie. En France, cette promulgation se fait presque en catimini. Ce n'est pas un gouvernement officiel et élu de la France qui en est l'auteur mais un gouvernement provisoire produit d'une défaite militaire. D'entrée, la droite française antisémite y est formellement opposée. Plus tard, Thiers, dès son accession à la tête de l'état, tente à plusieurs reprises de le faire annuler. Mais la gauche française et le rabbinat en défendent l'idée, la première probablement pour des raisons électorales7, le second parce qu'il considère le judaïsme algérien comme rétrograde.

 

 

En Algérie, les masses juives sont, certes,  tentées par le niveau de vie matérielle des Français qu'ils côtoient mais le rabbinat est formellement opposé au décret. En effet, en échange de la citoyenneté française, celui-ci réclame l'abandon de tout statut particulier  par les populations qui en bénéficieraient. Or, concernant les Juifs, particulièrement en ce qui touche à la vie privée (mariages, divorces …), les tribunaux rabbiniques ont, jusque là, conservé d'indéniables prérogatives. Donc, opter pour le décret soumettrait les nouveaux citoyens juifs au seul droit français et réduirait d'autant le pouvoir des rabbins. On comprend que, dés l'origine, lorsque le décret  s'est présenté comme une simple offre de la citoyenneté française aux Juifs d'Algérie pris individuellement, à peine 5% d'entre eux y répondent favorablement. L'année suivante, le même décret se fera décision gouvernementale touchant la collectivité des Juifs d'Algérie qui ne peuvent s'y soustraire la France détenant le pouvoir juridique du pays. Ainsi, la citoyenneté française est octroyée automatiquement à toute personne juive née en Algérie (37000 Juifs) et aux autres populations européennes non françaises. Les Algériens musulmans, eux, demeurent des indigènes. Les Juifs nés avant 1870 sont naturalisés comme c'est le cas de mon grand père né en 1868. Mon père, par contre, né à Constantine en 1901, sera, de ce fait, automatiquement  citoyen français.     

 

 

 

La révolution des hiérarchies

 

 

En Algérie, les conséquences de l'application du décret Crémieux sont importantes surtout au plan des relations judéo françaises, d'une part, et judéo-arabo-berbères, d'autre part.

 

 

Au plan judéo français, l'antisémitisme de l'administration locale est, plus que jamais, attisé. Il arrive fréquemment que cette question soit le nerf conducteur de campagnes électorales de tous niveaux. Les milieux réactionnaires et antisémites ne peuvent voir d'un œil favorable  que les Juifs algériens puissent jouir des mêmes droits qu'eux-mêmes8.           

 

 

Au plan des relations judéo-arabo-berbères, la nouvelle situation fait apparaître une révolution des hiérarchies : les Juifs, jusque là dhimis, donc, en un sens, soumis aux autorités musulmanes, deviennent citoyens français et, de ce fait, d'une part, leur échappent, d'une autre, se haussent au même niveau que les maîtres du moment, les Français. Ils votent dans le même collège électoral qu'eux alors que les Musulmans, même pour élire leurs représentants à la future Assemblée algérienne, ne voteront que dans un collège distinct de celui des non-Musulmans. Et, surtout, - et c'est à, pour les Juifs, un facteur fondamental de leur évolution - les enfants juifs, en tant que français, vont à l'école laïque française9 où ils  acquièrent une culture à la fois scientifique et littéraire dont l'immense majorité des enfants musulmans sont privés. Dans de telles conditions, très vite le clivage culturel entre Arabo-Berbères et Juifs va en s'accentuant. La culture arabo berbère, condamnée à la stagnation par absence de création et de transmission scolaire, se laisse distancer par la culture dont bénéficient désormais les Juifs. Au plan de son vécu, la vie sociale, jusque là  présentait une hiérarchie au sommet de laquelle se situent les Français, suivis des Arabo-Berbères puis des Juifs. Désormais, il y a inversion des deux derniers termes de cette hiérarchie. Les Juifs précèdent les Arabo-Berbères10.

 

 

On peut voir dans la révolte du Bachagha Mokrani, qui éclate le 14 mars 1871, contre la France, l'une des manifestations algériennes s'opposant au nouveau statut des Juifs11.

 

 

Néanmoins, une cohabitation politique et culturelle positive

 

 

Il n'en reste pas moins que, malgré la révolution des hiérarchies, la cohabitation judéo arabo-berbère ne connaît  toujours pas de conflits majeurs. Les liens économiques et surtout culturels entre les deux groupes résistent à toutes les tentatives de division12. On note, au plan politique, que, entre 1939 et 1942, sous le régime de Vichy, alors que les Arabo-Berbères auraient pu, dans une relative impunité, faire subir aux Juifs redevenus indigènes algériens donc privés des apports du droit français, toutes sortes de malversations et de sévices, rien de tel ne se produit. La coexistence entre les deux groupes se poursuit avec une sérénité persistante. Certes, phénomène courant dans toutes les sociétés pluriculturelles, des actes de nature raciste existe bien de part et d'autre, mais aucun conflit collectif grave n'éclate entre eux. Enfin, il semble que le décret Crémieux soit parvenu à "franciser" le corps social des Juifs algériens considéré dans son mode de vie, sans pourtant atteindre leur âme qui continue à vibrer à la même musique, aux mêmes équipes de football algériennes, à la même effervescence méditerranéenne faite à la fois de générosité et d'agressivité.

 

 

La déchirure historique des Juifs d'Algérie

 

 

De nos jours, quarante années après l'accession de l'Algérie à son indépendance, les Juifs d'Algérie émigrés en France vivent comme les Français, politiquement, juridiquement, matériellement. Mais se vivent-ils comme Français de la même façon qu'un Bourguignon, un Normand ou un Gascon ?

 

 

En premier lieu, il convient de rappeler que l'expression de  pieds noirs ne peut être employée pour désigner les Juifs originaires d'Algérie. Les pieds noirs sont les descendants de tous les Européens – majoritairement français – qui, à partir de 1830, se sont installés en Algérie pour en faire une colonie de peuplement. Les Juifs, eux, sont présents dans le pays dès le II° ou III° siècle, donc bien avant les Français, les Turcs et les Arabes. Leur histoire n'est pas celle des pieds noirs.

 

 

Pourquoi les Juifs ont-ils majoritairement quitté l'Algérie -  la plupart pour la France - lorsque le pays a accédé à son indépendance, en 1962 ? Nous l'avons déjà dit, leur situation était ambiguë : si de corps, de situation sociale, ils avaient épousé les normes françaises, leur âme, leurs us et coutumes, leurs affinités de vie les rattachent à l'Algérie. Mais, dès 1960, un problème se fait de première urgence en Algérie, celui de la sécurité des personnes. Les agissements de l'OAS13 créent un climat d'extrême tension où les exécutions sommaires deviennent monnaie courante pour tout Européen osant émettre une opinion autre que celle défendant "l'Algérie française". Un autre fait est déterminant en ce moment : l'exécution de Cheikh Raymond14, un chantre du malouf. Il semble que cet assassinat ait sonné comme le signal de départ des Juifs algériens.

 

C'est au plan sociologique que la déchirure des Juifs algériens émigrés en France apparaît avec le plus de clarté. J'ai pu moi-même mesurer, au hasard de conversations personnelles, à quel point est grand leur désir de revoir "la rue de la Révolution" d'Oran, "la Grande Poste" d'Alger, "la Brèche" de Constantine ou le "cours Bertagna" de Annaba. Les souvenirs qu'ils égrènent de ces lieux sont généralement  douloureux, faits  de scènes qui demeurent dans leur moi le plus intime. Mieux encore, il est très rare qu'un mariage ou une bar mitzva15 dans une famille juive originaire d'Algérie se déroule sans la présence d'un orchestre que l'on fait parfois venir d'Algérie même pour jouer des "airs du pays".

 

 

J'ai moi-même, ces dix dernières années, eu souvent l'occasion de me rendre en Algérie pour des raisons à la fois amicales et professionnelles. L'accueil que j'y ai reçu de la part de personnes de toutes catégories sociales a toujours été à la mesure d'une grande et totale convivialité voire amitié. Un fait est à souligner que j'ai pu vivre quotidiennement. Dans ce pays où la jeunesse fait près des ¾ de la population, une majorité de mes interlocuteurs n'ont connu ni les sévices de la colonisation ni les drames de la guerre d'indépendance. Entre eux et moi, les relations étaient celles d'une entre aide réelle et souvent chaleureuse. Aucune cause sérieuse de conflits !

 

 

Une de ces relations devenue un ami m'a, un jour, fait la remarque suivante : pourquoi ne demanderais-tu pas la double nationalité française et algérienne et, avec toi les Juifs originaires d'Algérie ? Ma réponse a été très nette : cela ne me dérangerait sûrement pas mais ne vaut-il pas mieux que les Juifs d'Algérie manifestent leur attachement à leur pays d'origine par des actes participant à sa progression sociale ? Et cette participation ne peut-elle se faire aussi bien  de Paris que d'Alger, de Lyon que d'Oran, de Marseille que de Constantine ? L'écartèlement des Juifs originaires d'Algérie se transformerait, ainsi, en un lien nouveau entre Juifs et Arabo-Berbères, voire entre la France et l'Algérie.

 

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Mon, 29 May 2006 08:46:39 GMT http://superman.dzblog.com/article-49171.html
BONNE FETE MAMAN http://superman.dzblog.com/article-48906.html fête des mères
 
Le dernier dimanche de Mai, c'est la fête des mères : une journée pour mettre ta Maman à l'honneur et la remercier d'être là, tout simplement. On te propose un dossier spécial pour tout savoir de cette jolie tradition avec une présentation des origines, de supers idées cadeaux, des comptines et des poèmes pour fêter Maman comme il se doit.
Joyeuse fête des mères !!

Les Mamans

La biche est la maman du faon.
La jument est la maman du poulain.
La vache est la maman du veau.
La brebis est la maman de l'agneau.

La mère du père ou la mère de la mère s'appelle une grand-mère.

Toutes les mamans sont en général très attentives à leurs enfants, mais certaines mères le sont beaucoup, beaucoup plus que les autres. On les appelle des "mères poules" car elles "couvent" leurs enfants, elles veulent les protéger de tout, les garder "sous leurs ailes". Mais les enfants doivent aussi apprendre à se débrouiller tout seuls pour grandir.

Les mots "maman" et "mère" viennent du mot latin "mater". Tous les mots de la famille de "mater", comme maternelle, matrice, maternité, ont un rapport avec la mère.

La maternité c'est l'endroit où le plus souvent on met les enfants au monde, c'est-à-dire où on devient "maman".

L'origine de la Fête des Mères à travers le temps et l'espace

Dans la Grèce antique, au printemps les anciens Grecs fêtaient Rhéa, la mère de tous les dieux

A Rome, au Vème siècle avant Jésus-Christ, on célébrait au mois de juin les "Matralia", la fête des femmes et des mères. La religion fit peu à peu disparaître ces coutumes païennes

En Angleterre, entre le XVème et le XVIIème siècle, au début du carême, on commenca à célébrer une fête appelée "Mothering Sunday". La date fut ensuite fixée au quatrième dimanche du printemps. C'était l'occasion pour toutes les mères qui travaillaient comme domestiques dans les familles fortunées de retourner passer la journée à la maison avec leur famille, puisque qu'elles avaient congé à cette occasion.

Aux États-Unis, c'est en 1872 que Julia Ward Howe lança l'idée de la fête des mères. A cette occasion, elle organisait une célébration spéciale à Boston à tous les ans.
L'idée fut reprise en 1907 par une autre américaine de Philadelphie, Ana Jarvis. La première célébration eut lieu le deuxième dimanche de mai, à Grafton, Virginie de l'Ouest. Cette date était l'anniversaire du décès de la mère d'Ana.
L'année suivante, la fête fut aussi célébrée à Philadelphie. Ana Jarvis entreprit une importante campagne pour instituer la Fête des Mères sur le plan national et en 1911, cette fête était célébrée dans à peu près tous les états américains.
En 1914, le président Woodrow Wilson fit de la Fête des Mères une fête officielle devant se tenir le 2ème dimanche de mai.

En Belgique, la Fête des Mères se tient généralement le second dimanche du mois de mai. Elle a été instaurée à la suite des Etats-Unis et s'est calquée sur cette coutume américaine comme d'autres pays : notamment le Danemark, la Finlande, l'Italie, la Turquie, l'Australie.
Mais la date de la fête des mères n'est pas toujours la même selon les régions de la Belgique. Par exemple, en région Anversoise, la fête des mères est célébrée le 15 août, jour de Marie.

En France, en 1806, Napoléon aurait évoqué la création d'une fête des mères officielle au printemps.
En 1897, l'Alliance Nationale contre la dépopulation lance l'idée d'une fête des enfants.
En juin 1906, dans l'Isère, se déroule la première célébration des mères, sur l'initiative de l'Union Fraternelle des Pères de Famille
Le 31 décembre 1917, à Paris, on organise une fête des familles nombreuses.
Le 16 juin 1918, à Lyon, est célébrée la première "Journée des mères". À la suite de cet événement, l'idée d'une Journée des Mères de Famille est lancée. Selon certains, les français se seraient inspirés des Américains qui, pendant la première guerre mondiale, envoyaient massivement du courrier à l'occasion de la fête des mères (qui était déjà établie aux Etats-Unis). À ce moment là la date envisagée pour cette fête est le 15 août.
Le 9 mai 1920, le ministre de l'Intérieur proclame la première Journée Nationale des Mères de familles nombreuses. L'apothéose de la fête se déroule à Paris le 19 décembre, bien loin du 15 août initialement prévu!
Le Gouvernement prend alors la décision de célébrer chaque année la "Journée des mères". La première cérémonie eut lieu le 20 avril 1926.
Aujourd'hui, la fête des mères se célèbre le dernier dimanche du mois de mai, sauf lorsque celui-ci est aussi le jour de la Pentecôte. La fête des mères est alors reportée au premier dimanche de juin. C'est une fête officielle.

Au Viet-Nâm, comme les européens, les viêtnamiens ont aussi la fête des Mères. C'est la fête du Vu Lan au 15è jour du 7ème mois lunaire. 
Enregistre sur une cassette des poèmes, des chansons, des histoires drôles "spéciales fête des mères" et soigne la jaquette avec un beau dessin et le titre des oeuvres que tu as choisie.

- Mettre du rouge à lèvres et faire des bisous sur une feuille de papier blanc.

- Ecrire un joli poème

- Lui fabriquer des sachets pour parfumer son bain. Il faut: Un carré de tissu de 20 cm sur 20cm - des plantes parfumées (lavande, thym, menthe...) - un joli ruban - Prenez de la lavande (par exemple) et enfermez la dans le tissu et nouez avec le ruban. Quand votre maman mettra le sachet dans le bain, il sera tout parfumé !

- Lui dire je t'aime ... elles disent que c'est le plus beau des cadeaux...

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Sun, 28 May 2006 10:55:02 GMT http://superman.dzblog.com/article-48906.html
HISTOIRE D'ALGERIE TOME VIII EMIR ABDELKADER http://superman.dzblog.com/article-48613.html La formation:
Abd -El-kader est né à la Guetna près de Mascara en 1808, élevé dans la zaouïa paternelle dirigée par si Mahieddine, il reçoit une éducation solide qu 'il complète auprès des maîtres éminents à Arzew et à Oran. Il apprend les sciences réligieuses,la littérature arabe, l'histoire, la philosophie, les mathématiques, l'astronomie, la médecine... Platon et Aristote, AI-Ghazâli, Ibn Rushd et Ibn Khaldûn lui sont familiers, comme en témoignent ses écrits. Toute Sa vie, il étudie et développe sa culture.
Le pèlerinage:
Il effectue le pèlerinage à la Mecque avec son père en 1826 et prend contact avec l'orient. Les pèlerins se rendent ensuite à Baghdad pour visiter le tombeau de Sidi Adelkader Djilâni, fondateur de la confrérie al-Qàdiriyya à laquelle se rattache la zaouïa de la Guetna. Ils échappent ainsi aux menaces du bey d'Oran qui a pris ombrage de l'autorité spirituelle de Si Mahieddine et de son fils en Oranie.  L'engagement et la guerre: Après la prise d'Alger en 1830, Si Mahieddine et le jeune Abd-el-kader participent à la résistance populaire, Abd-el-Kader se distingue par son courage et son intelligence. Les tribus de l'ouest se réunissent et veulent choisir un chef pour détendre le pays. Si Mahieddine , sollicité, s'excuse en raison de son âge et propose son fils Abd-eI-Kader qui fait l'unanimité, il est investi en qualité d'Emir par une grande assemblée réunie près de Mascara, le 21 novembre1832. L'Emir s'engage à diriger la guerre contre l'occupation étrangère, il organise l'Etat national, constitue le gouvernement, désigne les Khalifas pour administrer les provinces, mobilise les combattants, crée une armée régulière! lève les impôts et rend la justice. Il signe le traité Desmichels avec le général d'Oran le 24 février 1834, ce traité reconnaît son autorité sur l'Ouest et le Chelf. Ratifié par le Gouvernement français, il est mal appliqué. Insaisissable, l'Emir se montre partout et nulle part, 
son infanterie et Sa cavalerie sont mobiles et efficaces. 

Bugeaud et I'Emir :
Le général Bugeaud nommé à Oran négocie un nouveau traité avec l'Emir, le traité de la Tafna <../histoire/traite~1.htm> est signé le 30 mai 1837. L'Emir contrôle désormais l'ouest, le Titeri et une partie de l'algérois. Il consolide l'état, bâtit des villes fortifiées, fonde des ateliers militaires, soumet les rebelles et les collaborateurs. Le traité donne lieu à des contestations avec le Gouverneur Valée et la guerre reprend en novembre 1839. Bugeaud nommé gouverneur, veut occuper tout le pays, il pratique la méthode de la "terre brûlée', détruisant toutes les villes, les récoltes, troupeaux... L'Emir résiste avec énergie, remporte de brillants succès comme celui de Sidi Brahim (23 septembre 1845). Mais le pays est ruiné, les tribus sont épuisées, le soutien du Maroc fait défaut. L'Emir décide d'arrêter la guerre et choisit l'exil (décembre 1847). Le Gouvernement français accepte de le transporter en Orient.
La prison et l'exil :
L'engagement français n'est pas respecté. L'Emir est conduit à Toulon, puis à Pau et Amboise. Il est considéré comme prisonnier d'état jusqu'à octobre 1852, date à laquelle Napoléon III vient enfin le libérer. Il s'embarque pour la Turquie et s'installe à Brousse, puis se fixe définitivement à Damas où il reçoit un accueil triomphal. En dehors de quelques voyages et d'un nouveau pèlerinage, il ne quitte plus la Syrie et consacre son temps à la méditation, à la prière, à l'enseignement et aux oeuvres de bienfaisance. En 1860, les émeutes de Damas lui fournissent l'occasion de s'illustrer comme un personnage hors série. Il sauve des milliers de chrétiens du massacre et fait reculer les émeutiers. Plusieurs chefs d'Etat lui adressent des félicitations et des décorations, notamment ceux d'Angleterre, de Russie, de France... Célèbre et honoré, il s'éteint à Damas le, 26 mai 1883. Une foule considérable assiste à ses funérailles.
L'œuvre écrite :
L'Emir a beaucoup écrit. On peut citer notamment :
1-Dhikrâ al-âqiI, traduit en 1856, puis de nouveau en 1977 cette seconde traduction de R. KhawAm porte le titre de 'lettre aux français' ( réedit. Rahma. Alger). L'Emir y fait preuve d'une grande culture. 
2 - AI-miqràdh aI-hâdd (réed. Rahma. Alger). Il s'agit d'une réfutation de ceux 
qui s'attaquent àl'islam.
3 - AI-Sayra aI-dhàtiyya (autobiographie), éditée à Alger (Dar-al-Umma)
4 - AI-mawâqif (médiations mystiques) édit, de Damas et d'Alger (ENAG. 1996) 3 volumes.
5 -La correspondance dispersée dans plusieurs ouvrages ou dans les bibliothèques et qu'il faudrait éditer.

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Sat, 27 May 2006 12:59:53 GMT http://superman.dzblog.com/article-48613.html
HISTOIRE D'ALGERIE TOME VII ALGER PORT ANTIQUE http://superman.dzblog.com/article-47209.html ALGER DE L'ARABE "EL-DJAZAIR", PLURIEL DU FEMININ DJAZIRA, PROCHE DU FEMININ KABYLE "TIGZIRT", DONT LE MASCULIN GZIR, ETAIT TRANSCRIT PAR LES PEUPLES MEDITERRANEENS ANCIENS "KOS" OU "COS", D'OU LES LEGENDAIRES IKOSIM PHENICIEN ET ICOSIUM ROMAIN, CES MOTS SIGNIFIANT TOUS "LES ÎLES".
 
 

L'ALGEROIS

Accrochée aux flancs des collines du Sahel, au débouché de la plaine de la Mitidja, la ville est reliée aux hautes plaines, grâce au seuil de Médéa.

Le site original d'Alger est celui du port antique : protégée des vebnts de l'ouest par les profonds ravins du Massif de Bouzaréah, une acropole dominait une succesion de plages que des îlots abritaient du vent du Nord Ouest. L'importance de ces derniers est attestée par les noms successifs de la ville, Ikosim comptoir phénicien, Icosium port romain, puis El Djazaïr en arabe, qui signifient "des îles".

La ville subit les vicissitudes des invasions et des destructions successives.

Vers le milieu du Xe siècle, Bulugguin prince de la dynastie Zirid, séduit par le site, le fait renaître et l'appelle "El Djazaïr" du nom des îlots qui affleuraient dans la baie. Alger fut, dès lors, un centre commercial actif, en relation avec tpoute la Méditerranée.

Après avoir fait partie du royaume Hammadite, elle passe au pouvoir des Almoravides, des Almohades, des Abd-El-Wadides, et des Zianides de Tlemcen. Des dynasties successives ont laissé des vestiges de la période d'or de la civilisation musulmane. Vers le milieu du XVe siècle, après la reconquête de l'Espagne par les rois cathoiliques, Alger accueillit les musulmans andalous.

 Au début du XVIe siècle, Alger subit l'attaque des Espagnols (1514) qui occuperont la ville jusqu'à l'arrivée des frères Barberouss, en 1516. Ces derniers s'étant placés sous la protection de Constantinople, Alger devint la capitale d'un Etat algérien, plus ou moins vassal de l'Empire Ottoman. Malgré la rivalité entre les Janissaires turcs et les "raïs", Alger connut une grande prospérité lors de l'apogée de la "course" au XVIIe siècle.

Dominée par la forteresse de la Casbah, la ville couvrait toutes les pentes de l'acropole et étendait, en bordure de la mer, ses riches quartiers commerçants semés de palais et de mosuées. Au début du XIXe siècle (4 juillet 1830) la ville fut prise par les Français. Après 1830, des monuments anciens furent détruits pour faire place à des constructions administratives et militaires. Ne subsistèrent que la belle mosquée hanafite de la p^écherie (XIVe siècle) et la grande mosquée malakite (XIe siècle). Vers la fin du XIXe siècle, Alger devint un garnd marché de vin, un imortant centre financier et un garnd port.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alger joua un rôle important dans le débarquement des troupes alliées et devint le centre des décisions politiques et militaires en Afrique du Nord.

Pendant la guerre de libvération contre l'occupant français (1954-1962), Alger fut un important foyer de la lutte armée. La Bataille d'Alger constitue un moment historiqur de grande signification.

depuis l'indépendance, le Grand Alger, en continuel développement, abrite près de 3 000 000 d'habitants. Capitale politique et intellectuelle, Alger est aussi un imortant centre industriel. Le port d'Alger est le premier port d'Algérie.

 LA CASBAH

On ne peut parler d'Alger sans évoquer la Casbah, vieil Alger et coeur de tous les événements historiques. Ce n'est qu'avec la colonisation qu'apparaît une dichotomie entre la Casbah, ville musulmane, et la ville européenne bâtie au-delà des remparts. Si ces remparts ont aujourd'hui disparu, la configuration de la ville donne l'illusion de leur persistance, avec ses labyrinthes de ruelles, d'escaliers, d'impasses et de couloirs voûtes . . .

L'architecture de la Casbah est représentée par des maisons et de charmantes villas d'aspect pittoresque, d'ordonnance logique, bien adaptées aux moeurs des habitants. L'élément essentiel en est le patio centralm carré, entouré de quatre galeries, sur lesquelles s'ouvrent autant de chambres larges et peu profondes. Ces maisons, à deux ou trois étages, sont couvertes de terrasses.

En façade, des décrochements accusent clairement les dispositions intérieures et les étages supérieurs se projettent en encorbellement sur des poutrelles obliques comme on en voit en asie Mineure. Les murs blancs des vestibules et des patios sont égayés de faîences. Au mobilier -coffres, glaces, lustres- s'ajoutent des tapis algériens et de très élégants rideaux brodés (exemples de la fameuse broderie algéroise).

C'est à la Casbah que l'on trouve les plus beaux monuments de l'art musulman : telle que la Grande Mosquée, bâtie dans le quartier voisin du port qu'occupa la cité d'Icosium.

Le minbar, daté de 1096, permet d'attribuer cet édifice au souverain almoravide. Les autres édifices religieu d'Alger sont postérieures qu XVIe siècle. Le type habituel, vraiselblablement importé d'Anatolie, présente une grande coupole octogonale aplatie, circonscrite par des galeries. Seule diffère la mosquée de Djemaa El Djadid (Pêcherie). Avec sa haute coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, elle évoque les mosquées d'Istanbul. Malheuresement la Casbah présente, aujourd'hui, un visage défiguré par le temps et les hommes.

Un plan de restauration de la Casbah, mis en route depuis quelques années, s'eforce de redonner à la ville ancienne la splendeur de jadis. Alors, habitants et touristes pourront toujours s'émerveiller.

A proximité de l'Amirauté se trouve la Place des Martyrs à laquelle on aboutit aussi bien par le front de mer que par les boulevards parrallèles.

La place des Martyrs (basse Casbah) abrite les plus beaux monuments et les Palais d'Alger : Djemâa El Djadid (Pêcherie) et Djemâa El Kebir (grande mosquée). Dar Aziza bent El Bey le "Palais de la Princesse", témoigne de la délicatesse de l'architecture algéroise traditionelle. La mosquée Ketchaoua, flanquée de deux minarets, transformée en cathédrale, pendant l'occupation française, s'élève à proximité de la place.

La demeure de Barberousse, aujourd'hui conbertie en Musée des Arts Populaires, et les autres palais de la Casbah rappellent le raffinement de leurs habitants.

 NOTRE DAME D'AFRIQUE

Située dans le quartier de Z'ghra, sur un terre-plein dominant Alger, Bologhine et la mer, la Basilique de Notre Dame d'Afrique fut construite dès 1858, non loin d'un lieu de pélerinage, probablement fort ancien.

L'Eglise renferme des oeuvres artistiques remarquables : statues de bois ou de métal (parfois recouuvertes de feuilles d'or), dont les plus anciennes datent du XVIIe siècle.

 LA VILLA "LE BARDO"

Cette ancienne demeure de style turc, située à l'extrémité de la rue Didouche Mourad, sous le Palais du Peuple, est l'exemple clasique des belles maisons de style turc construites sur les hauteurs d'Alger. A l'instar des Palais de la Casbah, celles-ci se distinguent par la richesse de leur décor : colonnades et escaliers de marbre, faïences italiennes et portugaises alliiées aux boiseries, jardins secrets. Dans les patios, où flotte une suave senteur de jasmin, chantent de magnifiques jets d'eau. La villa du Bardo abrite le musée de la Préhistoire et de l'Ethnographie, l'un des plus intéressants d'Afrique.

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Tue, 23 May 2006 09:13:52 GMT http://superman.dzblog.com/article-47209.html
HISTOIRE D'ALGERIE TOME VI L'AVENEMENT DE L'ISLAM http://superman.dzblog.com/article-46887.html L'avénement de l'Islam au VIIe siécle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb.

En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique;

Au III ème siècle de l'Hégire, IXème siècle de notre ère, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquète spirituelle sans précédent.
 
 
 

    LES ROSTEMIDES
La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc.
Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rostémides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. A leur simplicité d'ascètes, ces Imams joignent le goût de l'étude et une culture de savants. Dans Tihert, ils assemblent de riches bibliothèques et ils envoient en Orient des missions pour acheter des manuscrits.
La science passionne leur entourage : les femmes de leurs familles s'adonnent à l'examen du dogme, de l'exégèse coranique, des pratiques du culte et de la jurisprudence islamique. D'autres sciences captent leur intérêt, en particulier l'astronomie au sens large du terme.
    LES FATIMIDES
La civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe au XIIe siècles). De cette époque date la Kalaa des Beni-Hammad. Erigée sur une pente que circonscrivent des ravins, elle est dominée par des hauteurs rocheuses qui lui servent d'observatoire et l'alimente en eau. Aujourd'hui, le minaret de la mosquée se dresse au milieu de ruines où les fouilles ont dénombré trois palais. L'architecture de ces demeures s'inspire de l'Orient, de l'Irak et de la Perse. L'art Hammadite est une branche de l'art fatimide. Moins raffiné que celui des ZAirides, il atteste cependant d'un goût du luxe favorisé par l'abondance de ressources. La chute du Royaume de Kairouan canalise vers la Kal'a des Beni-Hammad, le courant commercial et culturel qui aidera à l'épanouisement des Hammadites.
    LES ALMORAVIDES
C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie.

A la première étape de sa traversée, il remonte à agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée.

Tlemcen ne fut qu'une étape ; les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger.

Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attesté par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger.

C'est aussi l'inscriptin de la chaire qui nous permet de dater la Grande MOSQUÉE D'Alger (1096).

L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue.

A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalou exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yoûsof voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale. Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contarste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avzec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136.

Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.

LES ALMOHADES

"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades . . .". C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assite à la fin de la grande épopée almoravide.

A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjâ de forces redoutables. Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades. Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie.

Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître. Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte contreverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat.

Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté. L'Algérie va prendre place dans l'histoire frâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord.

De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifroquiya et du Maghreb. On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. Ce fut là une grande innovation.

Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le puvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commeçait son déclin.

Ce fut d'abord l''Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide.

C'est ainsi que la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne de 1147 à 1269.



El Mouharem ou l’avènement de l’ère musulmane 
Par le Dr Boudjemâa Haichour (*)

Beaucoup d’entre nous savent exactement quand intervient l’année hégirienne sans trop se demander l’historique d’une telle date dans la vie religieuse des musulmans. En cette fête du nouvel an de l’année 1423, nous éclairerons nos lecteurs sur quelques repères qui permettent de comprendre les mécanismes de calcul devant déterminer l’ère musulmane et sa concordance avec le calendrier grégorien.

«Ras el-âm», Ouel Mouharem, nouvel an
El Mouharem est le premier mois de l’année islamique. L’ère musulmane part de l’exode du Prophète Sidna Mohamed (QSSL), de La Mecque vers Médine. Cet exode est appelé «Hidjra» en arabe et marque le début de l’ère nommée Hégire. Elle commença entre le 22 et le 24 septembre de l’an 622 après J.-C. (Rabiï Al Awal), date qui fut avancée par le Calife Omar au vendredi 16 juillet 622 après J.-C. pour la faire coïncider avec le 1er jour de l’année lunaire où se produiseit l’exode.
Il y eut avant l’Hégire, l’année de l’Eléphant en 461 après J.-C. , l’année de la naissance du Prophète Sidna Mohamed (QSSL), avant l’Hégire en 571 après J.-C. (le 2e et du 4e mois). Il y eut l’année de la reconstruction de la Kaâba. Le Prophète Sidna Mohamed avait l’âge de 35 ans soit cinq ans avant qu’il ne fut «Envoyé de Dieu».

L’année de l’exode du Prophète
L’année du début de la prophétie où le Prophète Sidna Mohamed (QSSL) avait alors 40 ans en années lunaires. C’était le 1er janvier 610 après J.-C. L’année de l’exode de 16 juillet de l’an 622 J.-C… où le Prophète Mohamed était âgé de 53 ans en années lunaires. Avec l’année du décès du Prophète Mohamed, on commença à compter selon l’Hégire. C’était l’an 2 (le 7 du 6e mois de l’an 632 après J.-C…). Le Prophète Sidna Mohamed (QSSL) était alors âgé de 61 ans 48 jours selon le calendrier solaire, ou 63 ans et 3 jours selon le calendrier lunaire. Il faut dire qu’à l’époque pré-islamique les premiers mois de l’année de La Mecque primitive s’appelaient «Safar 1er et Safar 2e). Le premier des deux mois de «Safar» faisaient partie des quatre mois sacrés de l’année, reçurent le qualificatif d’El Mouharem.

Année solaire et année lunaire
Il devient peu à peu le véritable nom du mois, comme «Dhou El Kaâda» et «Dhou El Hidja» faisaient partie des mois sacrés. Trois des quatre mois sacrés se suivent, sauf quand elle avait un mois intercalaire. En effet le mois ajouté pour composer la différence avec l’année solaire était intercalé après «Dhou El Hidja» et n’était pas sacré.
Il en résulte que les savants musulmans caractérisent l’intercalaire comme un changement de dénomination en «Safar» du «Mouharem» en question, c’est-à-dire comme déclaration du caractère sacré du mois de Mouharem. Cela veut dire que le mois qui suit celui du pèlerinage est le Mouharem, par conséquent Safar est El Mouharem.
Naturellement on ne tient pas compte aussi des faits que le véritable «Safar» ne vient alors qu’en troisième lieu. Mais comme dans l’islam le mois intercalaire avait été supprimé, on avait perdu le semestre de l’année, comme le prouvent les noms des six mois. Or dans l’ancien temps le début de l’année tombait donc comme celui de l’année juive, en automne.
Lorsque le Coran eut interdit l’insertion des mois intercalaires, le premier Mouharem, début de l’année se déplaça dans toutes les saisons, étant donné que l’année se composait toujours désormais de 12 mois lunaires n’avait et continue à n’avoir que 354 ou 355 jours. Le hadj (le pèlerinage à La Mecque) tombait à l’origine dans le 1er mois de l’année, que par conséquent Al Mouharem en sa qualité de «Dhou El Hidja» était haram.
Le mois d’El Mouharem a 30 jours. En plus du 1er qui marque le début de l’année, les jours suivants sont particulièrement remarquables. Le 9e jour est jeûne des ascètes chiites et le 10e jour anniversaire de la bataille de Kerbala où El Houssine fils d’Ali gendre du Prophète Sidna Mohamed (QSSL), tomba en combattant les troupes du Calife Yazid Ben Mouawiya. Par la suite ce jour est devenu pour les chiites un grand jour de deuil, le 16e jour comme désignation d’El Qods (Jérusalem) comme Qibla et le 17e jour l’arrivée des Gens de l’Eléphant. Le 10e jour du Mouharem revêt une signification totalement différente dans le monde sunnite, car c’est une date à laquelle les sunnites n’associent pas la mort de Hussein.
Au contraire, selon la Sunna, il s’agit d’une journée bénéfique marquée par la grâce de Dieu. Cette année le 1er Mouharem 1423 tombe le 15 mars, qui est le nouvel an musulman (Ras el-am), il est traditionnellement imprégné d’une piété accrue.
Et pour nous permettre de voir la concordance avec le calendrier grégorien, nous allons présenter à nos lecteurs quelques formules reprises d’un ouvrage ancien sur «l’islam et l’évolution de la culture arabe» écrit par Soualah Mohamed en 1953 et paru dans l’édition de l’imprimerie Typo Libo Alger. Le calendrier musulman moderne a abandonné la coutume des mois intercalaires. Il utilise une année purement lunaire formée de 12 mois de 29 jours ou 30 jours.

Fête de la piété
Pour que le début du mois coïncide toujours avec la nouvelle lune, on ajoute pour chaque période de 30 ans un jour aux années 3, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 et 29 (années abondantes). Il faut dire que 34 années musulmanes correspondent à 33 années grégoriennes seulement. Le début de l’année passe donc très rapidement par chacune des saisons parcourant ainsi une année solaire en 34 années musulmanes.
Ainsi l’année hégirienne 1423 correspond à l’année chrétienne 2002 qui correspond à l’année juive 5763. Le cycle lunaire est une innovation de l’islam. Les 11 jours manquants par rapport au cycle solaire sont rattrapés suivant une succession de 19 avec 354 jours puis de 11 années de 355 jour. (Ce sont comme nous les avons signalées 3, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 et 29).
Les dates des fêtes sont observées par rapport à ces décalages au calendrier grégorien. Elles se déplacent régulièrement ignorant les saisons. Ce qui rend le Ramadhan plus ou moins supportable selon qu’il tombe en hiver ou en été et elles ne retrouvent leurs dates de départ que tous les 32 ou 33 ans. Les variations d’un à deux jours, parfois trois peuvent intervenir selon les circonstances météorologiques et suivant certains pays.
C’est dû au fait surtout que l’observation même de l’apparition du 1er croissant lunaire ne correspond pas toujours avec le jour lunaire astronomique. Il y a un décalage constant entre le début de la journée musulmane fixée au coucher du soleil et le 1er jour grégorien qui débute à minuit.

Concordance des calendriers hégirien et grégorien
Généralement l’anniversaire du Prophète Sidna Mohamed (QSSL) se fête le 7e jour de l’Hégire, le 12 Rabï El Awal et 166 jours plus tard commence le Ramadhan. Quatre-vingt-dix-huit jours après c’est la fête de Aïd El Adha ou fête du Sacrifice, appelée Aïd El Kebir, le 10 Dhou El Hidja. Ainsi pour trouver approximativement une année hégirienne (H) par rapport à une année grégorienne (G) donnée et réciproquement, il suffit de suivre et d’appliquer la règle contenue dans les deux équations suivantes :
H = G-622 + G -662/ 32
G = H + 622 - H/33
Ceci étant, il existe des tables de concordance des deux ères qui permettent d’avoir immédiatement et sans calcul l’année hégirienne et sa concordance à l’année grégorienne.
H - (3H/100) + 622 - G
ou bien (G-622)/97 . 100 - H
Et inversement
G = H . 97/100 + 622
Quant au calendrier hébraïque primitif, il est copié sur le calendrier chaldéen. Au IVe siècle après J.-C. , les juifs adoptèrent le cycle de Méton pour régler définitivement leur calendrier qui utilise des années de 12 mois et des années de 13. Ces dernières étant placées aux rangs 3, 8, 11, et 19 du cycle de 19 ans.
Telle est la démarche dans la concordance des calendriers hégirien et grégorien que nous nous proposons de porter à la connaissance des lecteurs à l’occasion de la fête du Mouharem 1423 avec les vœux de bonne année.
 

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Mon, 22 May 2006 10:57:03 GMT http://superman.dzblog.com/article-46887.html
HISTOIRE D'ALGERIE TOME V PERIODE ROMAINE http://superman.dzblog.com/article-46293.html L'occupation romaine de l'Afrique du Nord, à partir de Carthage, se fit par trois axes principaux :

  • Le premier, suit la côte de la Tunisie du nord au sud, puis il se dirige vers l'est et passe par la Libye ;
  • le second, qui va d'est en ouest, suit la ligne du plateau intérieur, nettement en arrière des massifs côtiers ;
  • le troisième, en diagonale nord-est et sud-ouest, représente la voie de pénétration vers la frontière sud et vers l'Aurès par Ammaedara (Haïdra, Tunisie), Thevesti (Tebessa), Thamugadi (Timgad), et enfin Lambaesis (Lambèse).
Trois de ces villes furent les bases de la légion romaine, qui occupa Ammaedara sous le règne d'Auguste. En l'année 75, elle s'installa à Thevesti, en 81 à Lambaesis, qui devint par la suite son siège définitif avant d'être la capitale de la Numidie. La Numidie n'est pas une province côtière comme l'Ifriqia avec Carthage, et la Maurétanie avec Césarea, mais une province intérieure, face au désert, soucieuse de défendre les provinces africaines contre les dangers qui viendraient du sud.

La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne.

La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo)http://www.collo21.com. Le reste de l'Algérie forme la Maurétanie Césarienne.

La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises; elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine.

Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes.

Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens.

Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie.

Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza . . . témoignent du rôle joué par les Cités africaines.

Dans le monde, seules deux villes, demeurent intactes et témoignent de la perfection urbanistique des cités romaines : Pompéi, en Italie, ensevelie et sauvegardée par les cendres du Vésuve, et Timgad en Algérie, ensevelie et sauvegardée par le sable du désert.

Le plan méthodique de Timgad, au quadrillage régulier, cherche à s'introduire partout, sur la croupe de la ville Numide de Cuicul-Djemila, sur la pente de Tiddis, au-dessus du tracé capricieux de la ville punique et numide d'Hippone la Royale. Les deux rues pricipales, se coupent en angle droit. Les autres leur sont parrallèles. Près du carrefour central, le Forum ets une place fermée, isolée, inaccesible aux voitires, qu'entoure un portique flanqué d'une basilique judiciaire.

La place, ornée de statues, est le centre politique. Le théâtre en est souvent proche. A Timgad, toute la ville semble implantée en fonction de la colline, où il était possible de creuser la "cavea". L'amphithéâtre, le cirque, sont souvent situés dans les quartiers périphériques ou en banlieue. Dans les rues dallées, et souvent bordées de portiques, on rencontre des temples, des ma'rchés, desthermes. Des places secondairs permettent de créer ne nouveaux ensembles architecturaux.

Aux carrefours se dressent des fontaines ou des nymphées monumentaux alimentés par des aqueducs qui, traversent par des tunnels les montagnes, franchissant les vallées par des arches, amènent de très loin une eau pure et abondante.

En visitant le Musée de Timgad, on est saisi par la splendeur des mosaïques où les motifs géométriques et les rinceaux s'épanouissent en feuillages d'une délicatesse et d'une exubérance inconnues.

Chaque ville a eu ses décorateurs et ses mosaïstes. La différance de style entre ces écoles fait apparaître la vitalité des ateliers locaux. Aucun pavement, dans le monde romain tout entier, ne peut être comparé à la mosaïque des vendanges. Aucune analogie, non plus, à la mosaïque de chasse d'Hippone. On peut conclure, que les Romains n'ont pas importé en Afrique des modèles arrêtés ou des formes fixes.

Ils laissèrent les Africains travailler à leur manière, implanter leur ville selon leur propre génie, répartir à leur gré des monuments dont ils adaptaient les formes, selon le terrain, selon leur commodité, selon leur goût. Les Numides ont,par leur génie créatif, perpétué l'oeuvre de leurs anciens rois.

La prospérité de la ville romaine est dûe à l'agriculture. On peut énumérer longuement les activités industrielles développées à cette époque, mais c'est le sol qui fait vivre l'Afrique. La chasse, même primitive demeure une industrie. Des spécialistes taquent les lions et les panthères pour les jeux du cirque.

L'élevage se développe, les pasteurs élèvent le mouton du type occidental. Les chevaux numides, les Barbes, petits et robustes, rstent appréciés et servent à la cavalerie supplétive. A cette époque, l'Algérie est surtout un pays de culture. "C'st le grenier de Rome". Les plantations de vignes et d'oliviers se développent. Des meules aux pressoirs, on arrivera à d'énormes usines comme celle de Tébessa-Khallia, dont les ruines témoignent du caractère intensif de la culture.

Pendant cette période, l'Algérie produisait et exportait des céréales, de l'huile, du vin, les marbres de ses carrières, les fauves de ses forêts.

Elle a formé aussi des hommes illustres, restés à jamais dans l'Histoire :

SAINT AUGUSTIN

Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus gra,nd esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident.

Evêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales.

L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel. Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dioeu et le destin de l'homme.

Mais, il y a aussi ces hommes qui ne cessèrent jamais de lutter contre la domination économique, culturelle et religieuse des Romains, et qui ont laissé leur nom gravé dans l'histoire. Parmi eux :

FIRMUS

Firmus, prince berbère mort en 375. Fils du roi Nubel, il s'est dressé contre les vexations des gouverneurs romains; en 372 il souleva les tribus du Djurdjura contre Rome et fut proclamé roi. Il prit Cherchell, mais échoua devant Tipaza. Cepandant il résista aux Romains trois ans encore. Persécuté dans les régions de l'Atlas, Firmus se pendit afin de ne pas tomber dans les mains des Romains.

Donat, Optat et d'autres évêques chrétiens, formulèrent, aussi, des revendications qui dépassèrent le cadre strictement religieux

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Sat, 20 May 2006 11:08:18 GMT http://superman.dzblog.com/article-46293.html
FINALE CHAMPION'S LEAGUE http://superman.dzblog.com/article-45218.html Arsenal-FC Barcelone: la 50e finale de la Ligue des champions, qui mettra aux prises deux formations tournées vers l'offensive, s'annonce somptueuse mercredi soir au Stade de France. Thierry Henry pour les Gunners, Ronaldinho et Eto'o pour Barcelone devraient assurer le spectacle.
Pourtant, l'international français ne mise pas sur une avalanche de buts et se contenterait largement d'un score de 1-0.
"L'important est de gagner", a déclaré Thierry Henry à la veille de la finale. "C'est sûr qu'il y a les joueurs pour faire le show à Paris, mais l'important sera seulement la gagne."
Arsenal, qui n'a jamais remporté la Ligue des champions et participe à sa première finale, entend transformer l'essai face à la formation du Ballon d'Or Ronaldinho.
Les Catalans, qui disposent encore avec Samuel Eto'o du meilleur réalisateur de la saison en Liga (25 buts), n'ont curieusement gagné qu'une une seule fois, en 1992, la plus prestigieuse des coupes européennes.
Thierry Henry ne croit pas à un finale débridée comme l'an dernier quand Liverpool, mené 3-0 à la mi-temps face au Milan AC, était revenu au score pour s'imposer aux tirs aux buts.
"Si l'on se penche sur les demi-finales, les gens croyaient que pour Milan AC-Barcelone il y aurait beaucoup de buts, et il n'y en a eu qu'un (1-0). Pour Villarreal-Arsenal, le public pensait aussi à de nombreux buts et ça n'a pas été le cas (1-0)", remarque l'attaquant international français, qui rêve de ce match.
"A chaque fois que j'ai vu une finale de Ligue des champions, j'ai voulu y être. C'est bien qu'elle soit à Paris, mais l'important est surtout de disputer cette finale", a ajouté Henry.
Comme Henry, natif des Ulis, Ronaldinho sera lui aussi de retour sur ses terres. Le prodige brésilien a évolué au Paris SG avant de gagner les rangs du Barça.
Deux autres joueurs auront la bave aux lèvres s'ils entrent sur le terrain: Robert Pires et Ludovic Giuly. Ils n'ont pas été retenus dans la liste des 23 joueurs français pour le Mondial annoncée dimanche par Raymond Domenech, le sélectionneur national. Pires a été sacré champion du monde et d'Europe avec les Bleus, Giuly a inscrit en demi-finale le but décisif du FC Barcelone face au Milan AC.
Les autres forces vives du "Barça" sont le Portugais Deco, le Suédois Henrik Larsson, le Mexicain Rafael Marquez et les Espagnols Carles Puyol et Xavi Hernandez.
"Quand on tente de déceler une faiblesse, elle est difficile à trouver", avoue Henry. Mais les Gunners d'Arsène Wenger ont fait sensation dans la compétition cette saison en sortant le Real Madrid et la Juventus de Turin.
"Nous avons appris à nous adapter à chaque rencontre et à rester concentrés jusqu'au bout", explique Deco, qui au milieu du terrain devrait rencontrer sur sa route Cesc Fabregas. La nouvelle vedette du football espagnol, "fan" du Barça, a grandi dans les faubourgs de Barcelone mais a gagné à 16 ans les rangs d'Arsenal.
Le club londonien s'est assuré une place en Ligue des champions en terminant quatrième du championnat de Premier League remporté par Chelsea. Barcelone est devenu champion d'Espagne pour la deuxième année consécutive et rêve d'un doublé championnat-Ligue des champions comme en 1992.
Très rapides en contre-attaque, les Gunners essaieront de profiter du moindre ballon sur la large pelouse du Stade de France, bien plus grande que leur pré carré d'Highbury qu'ils ont définitivement quitté en fin de saison pour l'Emirats Stadium où ils évolueront l'an prochain.
Thierry Henry a inscrit 27 buts record en Premier League cette saison, alors que la défense d'Arsenal n'a pas encaissé de buts lors des dix dernières rencontres de Ligue des champions. Elle n'a plus craqué depuis le 27 septembre dernier, quand les Gunners avaient battu l'Ajax 2-1 aux Pays-Bas lors de la deuxième journée de la phase de poule de la compétition.
Convoité par Barcelone, Thierry Henry, qui a réalisé un "hat trick" face à Wigan (4-2) pour ses adieux à Highbury, pourrait annoncer à l'issue de la finale son départ pour la Catalogne. AP

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Wed, 17 May 2006 11:32:08 GMT http://superman.dzblog.com/article-45218.html
HISTOIRE D'ALGERIE TOME IV NUMIDIE II http://superman.dzblog.com/article-45216.html GAIA

Pendant que Massinissa se trouvait en Ibéria, la Numidie était gouvernée par son père Gaia. A la mort de ce dernier, Carthaginois et Romains furent contraints de déplacer leurs centres d'intérêts vers l'Afrique.

MASSINISSA

La succesion au trône de Gaia se fit dans la guerre civile, au cours de laquelle l'héritier du trône, l'oncle de Massinissa fut assasiné par l'aventurier Macetulo, qui souleva le peuple et plaça sur le trône le jeune Lacumaces, tout en conservant le pouvoir.

Massinissa dut alors rentrer et affronter d'abord Lacumaces, puis les troupes de Macetulo renforcées par Syphax.

Il vainquit Macetulo et récupéra le royaume de son père, alors que la lutte avec Syphax ne faisait que commencer. Celui-ci, poussé par Hasdrubal, attaqua et poursuivit Massinissa avec acharnement, l'obligeant à se replier dans les zones montagneuses sans pour autant arrêter les combats.

L'imminence de la guerre en Afrique se précisant, les deux monarques furent contraints de prendre position.

Hasdrubal obligea Syphax, en le mariant à sa fille Siphonisba, à se ranger à ses côtés.

Massinissa, pour sa part, afin de pouvoir récupérer le royaume de son père réduit par Syphax, se retrouva aux côtés de Scipion. Grâce à l'appui des Romains, en 203 avant J.C., il vainquit et fit prisonnier Syphax dont il épousa la femme : Sophonisba. Scipion, craignant que Sophonisba ne poussât son mari vers le parti carthaginois, exigea qu'elle lui fût livrée. Mais Massinissa avait promis à Sophonisba de ne pas la remettre aux Romains et de lui procurer du poison si cette éventualité se confirmait . . . Et il en fut ainsi.

C'est à la fin de la deuxième guerre punique que Massinissa fut rétabli dans le royaume de ses pères.

Le titre de roi de la Numidie dont il fut solennellement investi par le Sénat, le mit en mesure de récupérer des territoires depuis longtemps carthaginois, et de s'approprier des villes; des Emporia. L'opulente Leptis Magna fut du nombre des possessions carthaginoises récupérées par le roi numide. Soixante dix localités de la Zeugitanie faisant partie du territoire de Hippo-Regius et s'étendant jusqu'à la Tasca,, furent récupérées, ainsi que la région qui s'étend sur la rive droite du Madjerda.

Lors de son couronnement, Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C.

Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs.

Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques.

Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-m^me hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques.

Le projet politique le plus cher à Massinissa fut "L'UNIFICATION DE TOUSLES ROYAUMES NUMIDES" (L'Afrique du Nord), devenant ainsi l'Aguellid incontestéde son immense royaume.

La récupération des terres ayant appartenu à ses ancêtres lui permit d'introduire de nouvelles méthodes dans des domaines aussi variés que l'agriculture, l'hydraulique et la culture en terrasses.

Massinissa fut; probablement, le pre,ier à introduire auprès des paysans le culte hellénistique de Déméter et deCoré.

Pour mieux assurer sa puissance; il voulut diviniser la monarchie et établir le culte de la divinité royale.

Après sa mort, un temple lui fut érigé à Dougga.

Au plan militaire, son pouvoir, aussi, fut considérable: il entretint une puissante armée et une flotte importante.

Sur le plan économique, la Numidie occupa, pendant son règne, une place prépondérante dans l'économie mondiale de l'époque. Sa gestion fit de son pays un Etat très prospère qui commerçait avec la Grèce et Rome. Cirta en fut la capitale.

Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur.

La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisème guerre punique), elle visait aussi Massinissa.

En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la pre,ière colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique.

Le grand Aguellid mourut à ce moment-là sans avoir pu mesurer les conséquences de la chute de Carthage et imposer la primogeniture comme règle de succession; négligence qui engendra de graves conséquences.

A sa mort, son royaume fut partagé entre ses trois fils: Micipsa père de Hiempsal I et d'Adherbal, Manastebal père de Jugurtha et de Gauda, et Gulussa père de Hiempsal II dont la descendance assurera la lignée des derniers rois numides.

MICIPSA

Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.)

Micipsa continua l'oeuvre de son père, embellit la capitale et attira vers la Numidie des Grecs cultivés pour propager, à trqvers le pays, les arts et la culture.

La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha.

LA GUERRE DE JUGURTHA

Rome aurait-elle pu deviner que ce partage susciterait une guerre après la chute de l'invincible Carthage? La Numidie se soulèvera violemment et Rome aura, en Jugurtha, un ennemi aussi redoutable que Hannibal.

En effet, le partage de la Numidie imposé par Rome marqua le début de la lutte de Jugurtha pour conserver l'unité de sa patrie. En 116 avant J.C., il s'empara de toute la Numidie et dut éliminer Hiempsal. En 112 avant J.C., Cirta; principauté de Adherbal, tomba après le siège qui finit par le massacre de ses défenseurs et des marchands romains. Rome lui déclara la guerre. "La guerre de Jugurtha" chantée parSalluste, dura sept ans.

Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dansl'action; adoré des Numidespour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtempsen échec les forces romaines.

Cependant, il fut harcelé parMetellus qui dévasta champs et villages; et attaqua énergiquement les principales villes numides. Metellus essaya vainement de s'emparer deZama, l'invicible. Mais le consul mit à sac Thala, avec son dépôt d'armes et son trésor royal.

Dépossédé de ses villes, Jugurtha fut persécuté par la Gétulie et la Mauritanie, où il reçutles renforts de son bequ-père Bocchus, alliance qui lui fut fatale.

Après avoir essuyé divers revers militaires, Marius tomba sur Jugurtha qui lui opposa une résistance farouche comme s'il était encore un redoutable ennemi.

Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C.. Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort.

Aujourd'hui encore, dans les ruines de lq prison romaine, on peut lire l'inscription datée de 104 avant J.C. qui immortalise le grand roi numide, farouchement opposé, sa vie durant, à l'impérialisme romain.

En fait, Jugurtha fut, non pas vaincu mais vainqueur, puisqu'aujourd'hui, après plus de deux mille ans, sa figure légendaire et sa renommée ont traversé les siècles.

BOCHUS I - GAUDA - HIEMPSAL III

Après sa défaite, son royaume fut partagé :

Bocchus reçut une partie de la Numidie occidentale. La Numidie orientale fut partagée en deux royaumes : La Numidie occidentale et la Numidie orientale qui revint à Gauda (105-88 avant J.C.) puis à Hiempsal II (88-68 avant J.C.) respectivement frère et neveu de Jugurtha.

BOGUD, BOCHUS II

 A sa mort, Bocchus plaça son fils Bogud sur le trône de la Mauritanie occidentale qui prit le nom de Bogudiana, et légua ses nouvelles provinces à son fils Bocchus II qui la dénomma Mauritanie de Bocchus.

Ce partage eut lieu en 91 avant J.C.. Bocchus III régna jusqu'en 33 avant J.C.

Il se déclara en faveur de Pompée. Néanmoins, César lui laissa ses états, puis il suivit Octavien, tandis que son frère Bogud soutenait Antoine et put ainsi régnrer sur toute la Numidie.

JUBA I

Juba I succèda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C.. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C.. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton . ..

Son fils, le futurroi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Ro,e où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine.

Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol.

Ce fils du révolté Juba I, vaincu par César, fut un roi très cultivé. Sans atteindre l'envergure politique de son ancêtre Massinissa, ni le courage exceptionnel de Jugurtha, Juba II s'efforça de créer un climat favorable à l'épanouissement de son peuple. Souverain lettré, ayant beaucoup voyagé, influencé par les philosophes grecs; il écrivit plusieurs ouvrages de dialectique et fir venir des artistes grecs. Ils créèrent en Cesarea un mouvement artistique très puissant qui gagna tout le royaume.

Grand admirateur de Périclès l'Olympien, qui fit de sa patrie la Démocratie modèle, Juba II voulut gouverner la Maurétanie à son image. Les méthodes démocrratiques de son gouvernement lui valurent la faveur de ses sujets, et ses grqndes qualités l'estime des nations étrangères. Selon Pausanias, Athènes lui érigea une statue dans son gymnase. C'était l'hommage de la Grèce à Juba Lybico, roi africain.

Juba II connaissait très bien l'histoire de sonpays et même celle des autres peuples. Il est cité comme historien dans les traités d'histoire, tant grecs que latins.

Il écrivit aussi des ouvrages sur le théâtre, la peinture;; la grammaire, les sciences de la nature; malheureusement son oeuvre est perdue à jamais. Mais l'ouvrage dont la perte est la plus regrettable est sa "Description de la Libye".

Au début de son régne, il fit explorer les îles Fortunes (Iles Canaries). Pline lui atrtribue la découverte des îles Purpuraris (Iles de Madère) dont les habitants teignaient admirablement les étoffes en pourpre.

De ses voyages, il ramena à Cesarea