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Mardi 23 Mai 2006

ALGER DE L'ARABE "EL-DJAZAIR", PLURIEL DU FEMININ DJAZIRA, PROCHE DU FEMININ KABYLE "TIGZIRT", DONT LE MASCULIN GZIR, ETAIT TRANSCRIT PAR LES PEUPLES MEDITERRANEENS ANCIENS "KOS" OU "COS", D'OU LES LEGENDAIRES IKOSIM PHENICIEN ET ICOSIUM ROMAIN, CES MOTS SIGNIFIANT TOUS "LES ÎLES".
 
 

L'ALGEROIS

Accrochée aux flancs des collines du Sahel, au débouché de la plaine de la Mitidja, la ville est reliée aux hautes plaines, grâce au seuil de Médéa.

Le site original d'Alger est celui du port antique : protégée des vebnts de l'ouest par les profonds ravins du Massif de Bouzaréah, une acropole dominait une succesion de plages que des îlots abritaient du vent du Nord Ouest. L'importance de ces derniers est attestée par les noms successifs de la ville, Ikosim comptoir phénicien, Icosium port romain, puis El Djazaïr en arabe, qui signifient "des îles".

La ville subit les vicissitudes des invasions et des destructions successives.

Vers le milieu du Xe siècle, Bulugguin prince de la dynastie Zirid, séduit par le site, le fait renaître et l'appelle "El Djazaïr" du nom des îlots qui affleuraient dans la baie. Alger fut, dès lors, un centre commercial actif, en relation avec tpoute la Méditerranée.

Après avoir fait partie du royaume Hammadite, elle passe au pouvoir des Almoravides, des Almohades, des Abd-El-Wadides, et des Zianides de Tlemcen. Des dynasties successives ont laissé des vestiges de la période d'or de la civilisation musulmane. Vers le milieu du XVe siècle, après la reconquête de l'Espagne par les rois cathoiliques, Alger accueillit les musulmans andalous.

 Au début du XVIe siècle, Alger subit l'attaque des Espagnols (1514) qui occuperont la ville jusqu'à l'arrivée des frères Barberouss, en 1516. Ces derniers s'étant placés sous la protection de Constantinople, Alger devint la capitale d'un Etat algérien, plus ou moins vassal de l'Empire Ottoman. Malgré la rivalité entre les Janissaires turcs et les "raïs", Alger connut une grande prospérité lors de l'apogée de la "course" au XVIIe siècle.

Dominée par la forteresse de la Casbah, la ville couvrait toutes les pentes de l'acropole et étendait, en bordure de la mer, ses riches quartiers commerçants semés de palais et de mosuées. Au début du XIXe siècle (4 juillet 1830) la ville fut prise par les Français. Après 1830, des monuments anciens furent détruits pour faire place à des constructions administratives et militaires. Ne subsistèrent que la belle mosquée hanafite de la p^écherie (XIVe siècle) et la grande mosquée malakite (XIe siècle). Vers la fin du XIXe siècle, Alger devint un garnd marché de vin, un imortant centre financier et un garnd port.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Alger joua un rôle important dans le débarquement des troupes alliées et devint le centre des décisions politiques et militaires en Afrique du Nord.

Pendant la guerre de libvération contre l'occupant français (1954-1962), Alger fut un important foyer de la lutte armée. La Bataille d'Alger constitue un moment historiqur de grande signification.

depuis l'indépendance, le Grand Alger, en continuel développement, abrite près de 3 000 000 d'habitants. Capitale politique et intellectuelle, Alger est aussi un imortant centre industriel. Le port d'Alger est le premier port d'Algérie.

 LA CASBAH

On ne peut parler d'Alger sans évoquer la Casbah, vieil Alger et coeur de tous les événements historiques. Ce n'est qu'avec la colonisation qu'apparaît une dichotomie entre la Casbah, ville musulmane, et la ville européenne bâtie au-delà des remparts. Si ces remparts ont aujourd'hui disparu, la configuration de la ville donne l'illusion de leur persistance, avec ses labyrinthes de ruelles, d'escaliers, d'impasses et de couloirs voûtes . . .

L'architecture de la Casbah est représentée par des maisons et de charmantes villas d'aspect pittoresque, d'ordonnance logique, bien adaptées aux moeurs des habitants. L'élément essentiel en est le patio centralm carré, entouré de quatre galeries, sur lesquelles s'ouvrent autant de chambres larges et peu profondes. Ces maisons, à deux ou trois étages, sont couvertes de terrasses.

En façade, des décrochements accusent clairement les dispositions intérieures et les étages supérieurs se projettent en encorbellement sur des poutrelles obliques comme on en voit en asie Mineure. Les murs blancs des vestibules et des patios sont égayés de faîences. Au mobilier -coffres, glaces, lustres- s'ajoutent des tapis algériens et de très élégants rideaux brodés (exemples de la fameuse broderie algéroise).

C'est à la Casbah que l'on trouve les plus beaux monuments de l'art musulman : telle que la Grande Mosquée, bâtie dans le quartier voisin du port qu'occupa la cité d'Icosium.

Le minbar, daté de 1096, permet d'attribuer cet édifice au souverain almoravide. Les autres édifices religieu d'Alger sont postérieures qu XVIe siècle. Le type habituel, vraiselblablement importé d'Anatolie, présente une grande coupole octogonale aplatie, circonscrite par des galeries. Seule diffère la mosquée de Djemaa El Djadid (Pêcherie). Avec sa haute coupole ovoïde terminée en pointe et ses quatre coupolettes, elle évoque les mosquées d'Istanbul. Malheuresement la Casbah présente, aujourd'hui, un visage défiguré par le temps et les hommes.

Un plan de restauration de la Casbah, mis en route depuis quelques années, s'eforce de redonner à la ville ancienne la splendeur de jadis. Alors, habitants et touristes pourront toujours s'émerveiller.

A proximité de l'Amirauté se trouve la Place des Martyrs à laquelle on aboutit aussi bien par le front de mer que par les boulevards parrallèles.

La place des Martyrs (basse Casbah) abrite les plus beaux monuments et les Palais d'Alger : Djemâa El Djadid (Pêcherie) et Djemâa El Kebir (grande mosquée). Dar Aziza bent El Bey le "Palais de la Princesse", témoigne de la délicatesse de l'architecture algéroise traditionelle. La mosquée Ketchaoua, flanquée de deux minarets, transformée en cathédrale, pendant l'occupation française, s'élève à proximité de la place.

La demeure de Barberousse, aujourd'hui conbertie en Musée des Arts Populaires, et les autres palais de la Casbah rappellent le raffinement de leurs habitants.

 NOTRE DAME D'AFRIQUE

Située dans le quartier de Z'ghra, sur un terre-plein dominant Alger, Bologhine et la mer, la Basilique de Notre Dame d'Afrique fut construite dès 1858, non loin d'un lieu de pélerinage, probablement fort ancien.

L'Eglise renferme des oeuvres artistiques remarquables : statues de bois ou de métal (parfois recouuvertes de feuilles d'or), dont les plus anciennes datent du XVIIe siècle.

 LA VILLA "LE BARDO"

Cette ancienne demeure de style turc, située à l'extrémité de la rue Didouche Mourad, sous le Palais du Peuple, est l'exemple clasique des belles maisons de style turc construites sur les hauteurs d'Alger. A l'instar des Palais de la Casbah, celles-ci se distinguent par la richesse de leur décor : colonnades et escaliers de marbre, faïences italiennes et portugaises alliiées aux boiseries, jardins secrets. Dans les patios, où flotte une suave senteur de jasmin, chantent de magnifiques jets d'eau. La villa du Bardo abrite le musée de la Préhistoire et de l'Ethnographie, l'un des plus intéressants d'Afrique.

Lundi 22 Mai 2006

L'avénement de l'Islam au VIIe siécle est un des faits les plus considérables de l'histoire du Maghreb.

En l'an 681, avec l'arrivée de Sidi-Okba, l'Algérie entre dans l'histoire de l'Islam, car cette religion nouvelle obtient de plus en plus l'adhésion de la population qui participera à la conquête et à l'islamisation d'une grande partie de la péninsule ibérique;

Au III ème siècle de l'Hégire, IXème siècle de notre ère, l'Afrique du Nord, toute entière, était conquise par l'Islam. Ce fut une conquète spirituelle sans précédent.
 
 
 

    LES ROSTEMIDES
La carte politique de l'Afrique du Nord qui va de la Tripolitaine à l'Océan Atlantique, présente au IXème siècle, la division que nous connaissons encore. Trois royaumes se juxtaposent : Tunisie, Algérie et Maroc.
Au Maghreb central, l'Algérie est gouvernée par la dynastie des Rostémides, qui règnent dans Tihert, près de l'actuel Tiaret. A leur simplicité d'ascètes, ces Imams joignent le goût de l'étude et une culture de savants. Dans Tihert, ils assemblent de riches bibliothèques et ils envoient en Orient des missions pour acheter des manuscrits.
La science passionne leur entourage : les femmes de leurs familles s'adonnent à l'examen du dogme, de l'exégèse coranique, des pratiques du culte et de la jurisprudence islamique. D'autres sciences captent leur intérêt, en particulier l'astronomie au sens large du terme.
    LES FATIMIDES
La civilisation musulmane atteint son apogée avec les Fatimides qui rayonnèrent pendant trois siècles (du Xe au XIIe siècles). De cette époque date la Kalaa des Beni-Hammad. Erigée sur une pente que circonscrivent des ravins, elle est dominée par des hauteurs rocheuses qui lui servent d'observatoire et l'alimente en eau. Aujourd'hui, le minaret de la mosquée se dresse au milieu de ruines où les fouilles ont dénombré trois palais. L'architecture de ces demeures s'inspire de l'Orient, de l'Irak et de la Perse. L'art Hammadite est une branche de l'art fatimide. Moins raffiné que celui des ZAirides, il atteste cependant d'un goût du luxe favorisé par l'abondance de ressources. La chute du Royaume de Kairouan canalise vers la Kal'a des Beni-Hammad, le courant commercial et culturel qui aidera à l'épanouisement des Hammadites.
    LES ALMORAVIDES
C'est en 1035 que les Almoravides, vont entrer dans l'Histoire. Guidés par le Saharien Yoûsof, fils de Tachfin, ils s'attribuent une mission religieuse. Yoûsof a laissé les plus beaux monuments de l'art musulman, en Algérie.

A la première étape de sa traversée, il remonte à agadir où il fonde Tagrart qui sera son lieu de résidence. Son modeste palais sera plutôt une dépendance de la Grande Mosquée.

Tlemcen ne fut qu'une étape ; les Almoravides s'emparèrent de Nédroma, Ténès, mais ne dépassèrent pas Alger.

Les mosquées sont le plus beau legs des Almoravides. La date de la construction de la Mosquée de Nédroma est attesté par une inscription sur bois de cèdre qui couronnait le Minbar. Ces vestiges sont conservés au Musée des Antiquités du Parc de la Liberté à Alger.

C'est aussi l'inscriptin de la chaire qui nous permet de dater la Grande MOSQUÉE D'Alger (1096).

L'architecture s'inspire de celle de la Grande Mosquée de Cordoue.

A Nédroma comme à Tlemcen et à Alger, l'art andalou exerce une grande influence. Pur la Grande Mosquée de Tlemcen, Yoûsof voulait un édifice simple et ainsi apparaît-il au visiteur qui pénètre dans la Mosquée par la face latérale. Le dépouillement architectural, où nous reconnaissons l'austérité du chef Saharien, fait contarste avec l'abondance décorative de la nef centrale, plus tardive, avzec ses plafonds aux poutres sculptées, le mirhab qui se creuse dans le mur du fond et la coupole qui précède cette niche. Une inscription sur la corniche nous indique qu'elle fut exécutée en 1136.

Le cadre du mirhab et la coupole dont les arceaux s'entrecroisent et soutiennent des panneaux de plâtre ajourés s'inspirent de la Grande Mosquée de Cordoue. S'y ajoutent des éléments de l'art hammadite telles les stalactites qui surmontent les arceaux entrecroisés.

LES ALMOHADES

"La prospérité du royaume almoravide fut interrompue par l'apparition d'El-Mahdi, fondateur de la dynastie des Almohades . . .". C'est ainsi qu'Ibn El-Khaldoun introduit ce nouveau personnage qui modifiera le cours de l'histoire du pays. C'est une époque mouvementée, où l'on assite à la fin de la grande épopée almoravide.

A la fin du règne d'Ali Ben Yoûsof en 1192, les Masmoûda disposaient déjâ de forces redoutables. Se dirigeant vers l'est, les troupes Almohades commandées par Abd-El-Moûmin arrivèrent aux monts de Tlemcen. En Espagne comme au Maghreb, les Almoravides furent incapables de résister aux Almohades. Seuls échappèrent les "hommes voilés", qui tenaient les Baléares : les Béni Ghânya, qui joueront un rôle non négligeable dans l'histoire de l'Algérie.

Ibn Toûmert, dit El-Mahdi, fut le précurseur du mouvement almohade. Disciple du théologien Ghazali, ce réformateur veut appliquer en Occident les préceptes de son maître. Partout, il censure les abus et captive les auditeurs par son éloquence. Il porte contreverse sur le terrain de la théologie alors que les Almoravides faisaient de la jurisprudence, leur arme de combat.

Ses partisans; les "Al-Muwahhidûn" (les Unitariens), professaient le dogme de l'unité de Dieu dans toute sa pureté. L'Algérie va prendre place dans l'histoire frâce au rôle joué par Abd El-Moumin, né à Nedroma. Grand Chef guerier, il dirigea trois campagnes qui conduisirent à l'unification de l'Afrique du Nord.

De cette époque date le premier cadastre de l'Afrique du Nord : en 1159, Abd El-Moumin ordonna l'arpentage de l'Ifroquiya et du Maghreb. On mesura depuis la Cyrénaîque jusqu'à l'oued N'oun, de long en large. On retrancha de cette surface un tiers pour les montagnes, les rivières, les lacs salés, les routes et les déserts. Les deux tiers restants furent frappés du Kharadj ou impôt foncier. Ce fut là une grande innovation.

Les Almohades souverains du Maghreb jouissaient d'un grand prestige tant en Orient qu'en Occident. Cependant l'Empire Almohade, rongé par les luttes intestines pour le puvoir et par la difficulté de gouverner un si vaste empire, commeçait son déclin.

Ce fut d'abord l''Espagne, qui échappa au califat almohade, suivi par la Tunisie (1236) avec les Hafsides, Tlemcen (1239) avec les Abd-Alwadides, le Maroc (1269) avec les Merinides, qui prirent Marrakech. Ce fut la fin de la dynastie almoravide.

C'est ainsi que la dynastie berbère des almohades régna sur l'Afrique du Nord et sur la moitié de l'Espagne de 1147 à 1269.



El Mouharem ou l’avènement de l’ère musulmane 
Par le Dr Boudjemâa Haichour (*)

Beaucoup d’entre nous savent exactement quand intervient l’année hégirienne sans trop se demander l’historique d’une telle date dans la vie religieuse des musulmans. En cette fête du nouvel an de l’année 1423, nous éclairerons nos lecteurs sur quelques repères qui permettent de comprendre les mécanismes de calcul devant déterminer l’ère musulmane et sa concordance avec le calendrier grégorien.

«Ras el-âm», Ouel Mouharem, nouvel an
El Mouharem est le premier mois de l’année islamique. L’ère musulmane part de l’exode du Prophète Sidna Mohamed (QSSL), de La Mecque vers Médine. Cet exode est appelé «Hidjra» en arabe et marque le début de l’ère nommée Hégire. Elle commença entre le 22 et le 24 septembre de l’an 622 après J.-C. (Rabiï Al Awal), date qui fut avancée par le Calife Omar au vendredi 16 juillet 622 après J.-C. pour la faire coïncider avec le 1er jour de l’année lunaire où se produiseit l’exode.
Il y eut avant l’Hégire, l’année de l’Eléphant en 461 après J.-C. , l’année de la naissance du Prophète Sidna Mohamed (QSSL), avant l’Hégire en 571 après J.-C. (le 2e et du 4e mois). Il y eut l’année de la reconstruction de la Kaâba. Le Prophète Sidna Mohamed avait l’âge de 35 ans soit cinq ans avant qu’il ne fut «Envoyé de Dieu».

L’année de l’exode du Prophète
L’année du début de la prophétie où le Prophète Sidna Mohamed (QSSL) avait alors 40 ans en années lunaires. C’était le 1er janvier 610 après J.-C. L’année de l’exode de 16 juillet de l’an 622 J.-C… où le Prophète Mohamed était âgé de 53 ans en années lunaires. Avec l’année du décès du Prophète Mohamed, on commença à compter selon l’Hégire. C’était l’an 2 (le 7 du 6e mois de l’an 632 après J.-C…). Le Prophète Sidna Mohamed (QSSL) était alors âgé de 61 ans 48 jours selon le calendrier solaire, ou 63 ans et 3 jours selon le calendrier lunaire. Il faut dire qu’à l’époque pré-islamique les premiers mois de l’année de La Mecque primitive s’appelaient «Safar 1er et Safar 2e). Le premier des deux mois de «Safar» faisaient partie des quatre mois sacrés de l’année, reçurent le qualificatif d’El Mouharem.

Année solaire et année lunaire
Il devient peu à peu le véritable nom du mois, comme «Dhou El Kaâda» et «Dhou El Hidja» faisaient partie des mois sacrés. Trois des quatre mois sacrés se suivent, sauf quand elle avait un mois intercalaire. En effet le mois ajouté pour composer la différence avec l’année solaire était intercalé après «Dhou El Hidja» et n’était pas sacré.
Il en résulte que les savants musulmans caractérisent l’intercalaire comme un changement de dénomination en «Safar» du «Mouharem» en question, c’est-à-dire comme déclaration du caractère sacré du mois de Mouharem. Cela veut dire que le mois qui suit celui du pèlerinage est le Mouharem, par conséquent Safar est El Mouharem.
Naturellement on ne tient pas compte aussi des faits que le véritable «Safar» ne vient alors qu’en troisième lieu. Mais comme dans l’islam le mois intercalaire avait été supprimé, on avait perdu le semestre de l’année, comme le prouvent les noms des six mois. Or dans l’ancien temps le début de l’année tombait donc comme celui de l’année juive, en automne.
Lorsque le Coran eut interdit l’insertion des mois intercalaires, le premier Mouharem, début de l’année se déplaça dans toutes les saisons, étant donné que l’année se composait toujours désormais de 12 mois lunaires n’avait et continue à n’avoir que 354 ou 355 jours. Le hadj (le pèlerinage à La Mecque) tombait à l’origine dans le 1er mois de l’année, que par conséquent Al Mouharem en sa qualité de «Dhou El Hidja» était haram.
Le mois d’El Mouharem a 30 jours. En plus du 1er qui marque le début de l’année, les jours suivants sont particulièrement remarquables. Le 9e jour est jeûne des ascètes chiites et le 10e jour anniversaire de la bataille de Kerbala où El Houssine fils d’Ali gendre du Prophète Sidna Mohamed (QSSL), tomba en combattant les troupes du Calife Yazid Ben Mouawiya. Par la suite ce jour est devenu pour les chiites un grand jour de deuil, le 16e jour comme désignation d’El Qods (Jérusalem) comme Qibla et le 17e jour l’arrivée des Gens de l’Eléphant. Le 10e jour du Mouharem revêt une signification totalement différente dans le monde sunnite, car c’est une date à laquelle les sunnites n’associent pas la mort de Hussein.
Au contraire, selon la Sunna, il s’agit d’une journée bénéfique marquée par la grâce de Dieu. Cette année le 1er Mouharem 1423 tombe le 15 mars, qui est le nouvel an musulman (Ras el-am), il est traditionnellement imprégné d’une piété accrue.
Et pour nous permettre de voir la concordance avec le calendrier grégorien, nous allons présenter à nos lecteurs quelques formules reprises d’un ouvrage ancien sur «l’islam et l’évolution de la culture arabe» écrit par Soualah Mohamed en 1953 et paru dans l’édition de l’imprimerie Typo Libo Alger. Le calendrier musulman moderne a abandonné la coutume des mois intercalaires. Il utilise une année purement lunaire formée de 12 mois de 29 jours ou 30 jours.

Fête de la piété
Pour que le début du mois coïncide toujours avec la nouvelle lune, on ajoute pour chaque période de 30 ans un jour aux années 3, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 et 29 (années abondantes). Il faut dire que 34 années musulmanes correspondent à 33 années grégoriennes seulement. Le début de l’année passe donc très rapidement par chacune des saisons parcourant ainsi une année solaire en 34 années musulmanes.
Ainsi l’année hégirienne 1423 correspond à l’année chrétienne 2002 qui correspond à l’année juive 5763. Le cycle lunaire est une innovation de l’islam. Les 11 jours manquants par rapport au cycle solaire sont rattrapés suivant une succession de 19 avec 354 jours puis de 11 années de 355 jour. (Ce sont comme nous les avons signalées 3, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26 et 29).
Les dates des fêtes sont observées par rapport à ces décalages au calendrier grégorien. Elles se déplacent régulièrement ignorant les saisons. Ce qui rend le Ramadhan plus ou moins supportable selon qu’il tombe en hiver ou en été et elles ne retrouvent leurs dates de départ que tous les 32 ou 33 ans. Les variations d’un à deux jours, parfois trois peuvent intervenir selon les circonstances météorologiques et suivant certains pays.
C’est dû au fait surtout que l’observation même de l’apparition du 1er croissant lunaire ne correspond pas toujours avec le jour lunaire astronomique. Il y a un décalage constant entre le début de la journée musulmane fixée au coucher du soleil et le 1er jour grégorien qui débute à minuit.

Concordance des calendriers hégirien et grégorien
Généralement l’anniversaire du Prophète Sidna Mohamed (QSSL) se fête le 7e jour de l’Hégire, le 12 Rabï El Awal et 166 jours plus tard commence le Ramadhan. Quatre-vingt-dix-huit jours après c’est la fête de Aïd El Adha ou fête du Sacrifice, appelée Aïd El Kebir, le 10 Dhou El Hidja. Ainsi pour trouver approximativement une année hégirienne (H) par rapport à une année grégorienne (G) donnée et réciproquement, il suffit de suivre et d’appliquer la règle contenue dans les deux équations suivantes :
H = G-622 + G -662/ 32
G = H + 622 - H/33
Ceci étant, il existe des tables de concordance des deux ères qui permettent d’avoir immédiatement et sans calcul l’année hégirienne et sa concordance à l’année grégorienne.
H - (3H/100) + 622 - G
ou bien (G-622)/97 . 100 - H
Et inversement
G = H . 97/100 + 622
Quant au calendrier hébraïque primitif, il est copié sur le calendrier chaldéen. Au IVe siècle après J.-C. , les juifs adoptèrent le cycle de Méton pour régler définitivement leur calendrier qui utilise des années de 12 mois et des années de 13. Ces dernières étant placées aux rangs 3, 8, 11, et 19 du cycle de 19 ans.
Telle est la démarche dans la concordance des calendriers hégirien et grégorien que nous nous proposons de porter à la connaissance des lecteurs à l’occasion de la fête du Mouharem 1423 avec les vœux de bonne année.
 

Samedi 20 Mai 2006

L'occupation romaine de l'Afrique du Nord, à partir de Carthage, se fit par trois axes principaux :

  • Le premier, suit la côte de la Tunisie du nord au sud, puis il se dirige vers l'est et passe par la Libye ;
  • le second, qui va d'est en ouest, suit la ligne du plateau intérieur, nettement en arrière des massifs côtiers ;
  • le troisième, en diagonale nord-est et sud-ouest, représente la voie de pénétration vers la frontière sud et vers l'Aurès par Ammaedara (Haïdra, Tunisie), Thevesti (Tebessa), Thamugadi (Timgad), et enfin Lambaesis (Lambèse).
Trois de ces villes furent les bases de la légion romaine, qui occupa Ammaedara sous le règne d'Auguste. En l'année 75, elle s'installa à Thevesti, en 81 à Lambaesis, qui devint par la suite son siège définitif avant d'être la capitale de la Numidie. La Numidie n'est pas une province côtière comme l'Ifriqia avec Carthage, et la Maurétanie avec Césarea, mais une province intérieure, face au désert, soucieuse de défendre les provinces africaines contre les dangers qui viendraient du sud.

La Numidie est un territoire miliatire, dont le commandement est installé à Lambèse ; elle de viendera procince indépendante de la Proconsulaire en 198. A partir de 126, des voies de pénétration l'aideront à progresser par les pistes du Sud, mais elle se rétrécit vers le nord : Hippo Régius (Hippone) est en Proconsullaire, Igilgili (Jijel) en Maurétanie Sétifienne.

La côte de Numidie a deux ports : Rusicade (Skikda) et Chullu (Collo)http://www.collo21.com. Le reste de l'Algérie forme la Maurétanie Césarienne.

La Maurétanie était gouvernée à partir de Césarée (Cherchell). Sa frontière est plus méridionale, loin des monts du Hondna et des hautes plaines Oranaises; elle ne pénètre guère à plus de 100 km de la mer. Au-delà de cette band côtière, les populations numides continuent à suivre leur mode de vie, et à se battre contre l'occupation romaine.

Les cités romaines dans la Numidie et la Maurétanie s'érigèrent sur les villes romaines dans la numidie, dont certaines connurent un grand essor et jouirent d'une grande renommée dans ces contrées anciennes.

Hippone, Cuicul, Tiddis, Thevesli, Madouros, Tipaza, Siga, Ténès, et probablement les plus importantes villes romaines eurent comme assises les villes numides elles-même, fondées le long de la côte, sur l'emplacement des comptoirs phéniciens.

Les plus importantes ruines des villes romaines, se trouvent à l'est de la Maurétanie Césarienne, dans les Aurès, et au nord de la Numidie.

Si la sédentarisation s'est faite au temps des phéniciens et des Royaumes numides, c'est l'urbanisation qui constituera la base de l'empire romain. Le nombre et la splendeur monumentale des cités romaines que révèlent les imposantes ruines de Timgad, Lambèse, Djemila-Cuicul, Tiddis, Tipaza . . . témoignent du rôle joué par les Cités africaines.

Dans le monde, seules deux villes, demeurent intactes et témoignent de la perfection urbanistique des cités romaines : Pompéi, en Italie, ensevelie et sauvegardée par les cendres du Vésuve, et Timgad en Algérie, ensevelie et sauvegardée par le sable du désert.

Le plan méthodique de Timgad, au quadrillage régulier, cherche à s'introduire partout, sur la croupe de la ville Numide de Cuicul-Djemila, sur la pente de Tiddis, au-dessus du tracé capricieux de la ville punique et numide d'Hippone la Royale. Les deux rues pricipales, se coupent en angle droit. Les autres leur sont parrallèles. Près du carrefour central, le Forum ets une place fermée, isolée, inaccesible aux voitires, qu'entoure un portique flanqué d'une basilique judiciaire.

La place, ornée de statues, est le centre politique. Le théâtre en est souvent proche. A Timgad, toute la ville semble implantée en fonction de la colline, où il était possible de creuser la "cavea". L'amphithéâtre, le cirque, sont souvent situés dans les quartiers périphériques ou en banlieue. Dans les rues dallées, et souvent bordées de portiques, on rencontre des temples, des ma'rchés, desthermes. Des places secondairs permettent de créer ne nouveaux ensembles architecturaux.

Aux carrefours se dressent des fontaines ou des nymphées monumentaux alimentés par des aqueducs qui, traversent par des tunnels les montagnes, franchissant les vallées par des arches, amènent de très loin une eau pure et abondante.

En visitant le Musée de Timgad, on est saisi par la splendeur des mosaïques où les motifs géométriques et les rinceaux s'épanouissent en feuillages d'une délicatesse et d'une exubérance inconnues.

Chaque ville a eu ses décorateurs et ses mosaïstes. La différance de style entre ces écoles fait apparaître la vitalité des ateliers locaux. Aucun pavement, dans le monde romain tout entier, ne peut être comparé à la mosaïque des vendanges. Aucune analogie, non plus, à la mosaïque de chasse d'Hippone. On peut conclure, que les Romains n'ont pas importé en Afrique des modèles arrêtés ou des formes fixes.

Ils laissèrent les Africains travailler à leur manière, implanter leur ville selon leur propre génie, répartir à leur gré des monuments dont ils adaptaient les formes, selon le terrain, selon leur commodité, selon leur goût. Les Numides ont,par leur génie créatif, perpétué l'oeuvre de leurs anciens rois.

La prospérité de la ville romaine est dûe à l'agriculture. On peut énumérer longuement les activités industrielles développées à cette époque, mais c'est le sol qui fait vivre l'Afrique. La chasse, même primitive demeure une industrie. Des spécialistes taquent les lions et les panthères pour les jeux du cirque.

L'élevage se développe, les pasteurs élèvent le mouton du type occidental. Les chevaux numides, les Barbes, petits et robustes, rstent appréciés et servent à la cavalerie supplétive. A cette époque, l'Algérie est surtout un pays de culture. "C'st le grenier de Rome". Les plantations de vignes et d'oliviers se développent. Des meules aux pressoirs, on arrivera à d'énormes usines comme celle de Tébessa-Khallia, dont les ruines témoignent du caractère intensif de la culture.

Pendant cette période, l'Algérie produisait et exportait des céréales, de l'huile, du vin, les marbres de ses carrières, les fauves de ses forêts.

Elle a formé aussi des hommes illustres, restés à jamais dans l'Histoire :

SAINT AUGUSTIN

Saint Augustin, né à Tagaste (Souk-Ahras), 354-430, est le plus célèbre des Pères de l'Eglise Latine et le plus gra,nd esprit des premiers siècles du Christianisme, en Occident.

Evêque d'Hippone, dès 396, il mourut dans la ville assiégée par les Vandales.

L'influence de Saint Augustin, est sans doute celle qui a marqué le plus la théologie de tous les temps, car son oeuvre a quelque chose d'universel. Toute sa pensée est centrée sur deux problèmes essentiels : Dioeu et le destin de l'homme.

Mais, il y a aussi ces hommes qui ne cessèrent jamais de lutter contre la domination économique, culturelle et religieuse des Romains, et qui ont laissé leur nom gravé dans l'histoire. Parmi eux :

FIRMUS

Firmus, prince berbère mort en 375. Fils du roi Nubel, il s'est dressé contre les vexations des gouverneurs romains; en 372 il souleva les tribus du Djurdjura contre Rome et fut proclamé roi. Il prit Cherchell, mais échoua devant Tipaza. Cepandant il résista aux Romains trois ans encore. Persécuté dans les régions de l'Atlas, Firmus se pendit afin de ne pas tomber dans les mains des Romains.

Donat, Optat et d'autres évêques chrétiens, formulèrent, aussi, des revendications qui dépassèrent le cadre strictement religieux

Mercredi 17 Mai 2006

Arsenal-FC Barcelone: la 50e finale de la Ligue des champions, qui mettra aux prises deux formations tournées vers l'offensive, s'annonce somptueuse mercredi soir au Stade de France. Thierry Henry pour les Gunners, Ronaldinho et Eto'o pour Barcelone devraient assurer le spectacle.
Pourtant, l'international français ne mise pas sur une avalanche de buts et se contenterait largement d'un score de 1-0.
"L'important est de gagner", a déclaré Thierry Henry à la veille de la finale. "C'est sûr qu'il y a les joueurs pour faire le show à Paris, mais l'important sera seulement la gagne."
Arsenal, qui n'a jamais remporté la Ligue des champions et participe à sa première finale, entend transformer l'essai face à la formation du Ballon d'Or Ronaldinho.
Les Catalans, qui disposent encore avec Samuel Eto'o du meilleur réalisateur de la saison en Liga (25 buts), n'ont curieusement gagné qu'une une seule fois, en 1992, la plus prestigieuse des coupes européennes.
Thierry Henry ne croit pas à un finale débridée comme l'an dernier quand Liverpool, mené 3-0 à la mi-temps face au Milan AC, était revenu au score pour s'imposer aux tirs aux buts.
"Si l'on se penche sur les demi-finales, les gens croyaient que pour Milan AC-Barcelone il y aurait beaucoup de buts, et il n'y en a eu qu'un (1-0). Pour Villarreal-Arsenal, le public pensait aussi à de nombreux buts et ça n'a pas été le cas (1-0)", remarque l'attaquant international français, qui rêve de ce match.
"A chaque fois que j'ai vu une finale de Ligue des champions, j'ai voulu y être. C'est bien qu'elle soit à Paris, mais l'important est surtout de disputer cette finale", a ajouté Henry.
Comme Henry, natif des Ulis, Ronaldinho sera lui aussi de retour sur ses terres. Le prodige brésilien a évolué au Paris SG avant de gagner les rangs du Barça.
Deux autres joueurs auront la bave aux lèvres s'ils entrent sur le terrain: Robert Pires et Ludovic Giuly. Ils n'ont pas été retenus dans la liste des 23 joueurs français pour le Mondial annoncée dimanche par Raymond Domenech, le sélectionneur national. Pires a été sacré champion du monde et d'Europe avec les Bleus, Giuly a inscrit en demi-finale le but décisif du FC Barcelone face au Milan AC.
Les autres forces vives du "Barça" sont le Portugais Deco, le Suédois Henrik Larsson, le Mexicain Rafael Marquez et les Espagnols Carles Puyol et Xavi Hernandez.
"Quand on tente de déceler une faiblesse, elle est difficile à trouver", avoue Henry. Mais les Gunners d'Arsène Wenger ont fait sensation dans la compétition cette saison en sortant le Real Madrid et la Juventus de Turin.
"Nous avons appris à nous adapter à chaque rencontre et à rester concentrés jusqu'au bout", explique Deco, qui au milieu du terrain devrait rencontrer sur sa route Cesc Fabregas. La nouvelle vedette du football espagnol, "fan" du Barça, a grandi dans les faubourgs de Barcelone mais a gagné à 16 ans les rangs d'Arsenal.
Le club londonien s'est assuré une place en Ligue des champions en terminant quatrième du championnat de Premier League remporté par Chelsea. Barcelone est devenu champion d'Espagne pour la deuxième année consécutive et rêve d'un doublé championnat-Ligue des champions comme en 1992.
Très rapides en contre-attaque, les Gunners essaieront de profiter du moindre ballon sur la large pelouse du Stade de France, bien plus grande que leur pré carré d'Highbury qu'ils ont définitivement quitté en fin de saison pour l'Emirats Stadium où ils évolueront l'an prochain.
Thierry Henry a inscrit 27 buts record en Premier League cette saison, alors que la défense d'Arsenal n'a pas encaissé de buts lors des dix dernières rencontres de Ligue des champions. Elle n'a plus craqué depuis le 27 septembre dernier, quand les Gunners avaient battu l'Ajax 2-1 aux Pays-Bas lors de la deuxième journée de la phase de poule de la compétition.
Convoité par Barcelone, Thierry Henry, qui a réalisé un "hat trick" face à Wigan (4-2) pour ses adieux à Highbury, pourrait annoncer à l'issue de la finale son départ pour la Catalogne. AP

Mercredi 17 Mai 2006

GAIA

Pendant que Massinissa se trouvait en Ibéria, la Numidie était gouvernée par son père Gaia. A la mort de ce dernier, Carthaginois et Romains furent contraints de déplacer leurs centres d'intérêts vers l'Afrique.

MASSINISSA

La succesion au trône de Gaia se fit dans la guerre civile, au cours de laquelle l'héritier du trône, l'oncle de Massinissa fut assasiné par l'aventurier Macetulo, qui souleva le peuple et plaça sur le trône le jeune Lacumaces, tout en conservant le pouvoir.

Massinissa dut alors rentrer et affronter d'abord Lacumaces, puis les troupes de Macetulo renforcées par Syphax.

Il vainquit Macetulo et récupéra le royaume de son père, alors que la lutte avec Syphax ne faisait que commencer. Celui-ci, poussé par Hasdrubal, attaqua et poursuivit Massinissa avec acharnement, l'obligeant à se replier dans les zones montagneuses sans pour autant arrêter les combats.

L'imminence de la guerre en Afrique se précisant, les deux monarques furent contraints de prendre position.

Hasdrubal obligea Syphax, en le mariant à sa fille Siphonisba, à se ranger à ses côtés.

Massinissa, pour sa part, afin de pouvoir récupérer le royaume de son père réduit par Syphax, se retrouva aux côtés de Scipion. Grâce à l'appui des Romains, en 203 avant J.C., il vainquit et fit prisonnier Syphax dont il épousa la femme : Sophonisba. Scipion, craignant que Sophonisba ne poussât son mari vers le parti carthaginois, exigea qu'elle lui fût livrée. Mais Massinissa avait promis à Sophonisba de ne pas la remettre aux Romains et de lui procurer du poison si cette éventualité se confirmait . . . Et il en fut ainsi.

C'est à la fin de la deuxième guerre punique que Massinissa fut rétabli dans le royaume de ses pères.

Le titre de roi de la Numidie dont il fut solennellement investi par le Sénat, le mit en mesure de récupérer des territoires depuis longtemps carthaginois, et de s'approprier des villes; des Emporia. L'opulente Leptis Magna fut du nombre des possessions carthaginoises récupérées par le roi numide. Soixante dix localités de la Zeugitanie faisant partie du territoire de Hippo-Regius et s'étendant jusqu'à la Tasca,, furent récupérées, ainsi que la région qui s'étend sur la rive droite du Madjerda.

Lors de son couronnement, Massinissa avait 36 ans. Né en 238 avant J.C., il régna pendant 54 ans jusqu'à sa mort en 148 avant J.C.

Pendant son long règne, il entreprit la construction d'un état unifié et monarchique. D'abord il s'attacha à sédentariser les populations et transforma les pasteurs nomades en agriculteurs.

Il favorisa l'urbanisation de la Numidie, poussant les cultivateurs à former de gros bourgs, auxquels il donna une organisation semblable à celle des villes puniques.

Massinisssa qui regardait avec intérêt l'Orient Grec, avait accepté la forme de civilisation que six siècles, placés sous l'influence de Carthage, elle-m^me hellénisée au cours des deux derniers siècles, avaient apportée aux élites Numides. Il voulait éduquer son peuple selon les méthodes hellénistiques.

Le projet politique le plus cher à Massinissa fut "L'UNIFICATION DE TOUSLES ROYAUMES NUMIDES" (L'Afrique du Nord), devenant ainsi l'Aguellid incontestéde son immense royaume.

La récupération des terres ayant appartenu à ses ancêtres lui permit d'introduire de nouvelles méthodes dans des domaines aussi variés que l'agriculture, l'hydraulique et la culture en terrasses.

Massinissa fut; probablement, le pre,ier à introduire auprès des paysans le culte hellénistique de Déméter et deCoré.

Pour mieux assurer sa puissance; il voulut diviniser la monarchie et établir le culte de la divinité royale.

Après sa mort, un temple lui fut érigé à Dougga.

Au plan militaire, son pouvoir, aussi, fut considérable: il entretint une puissante armée et une flotte importante.

Sur le plan économique, la Numidie occupa, pendant son règne, une place prépondérante dans l'économie mondiale de l'époque. Sa gestion fit de son pays un Etat très prospère qui commerçait avec la Grèce et Rome. Cirta en fut la capitale.

Dans son oeuvre d'unification, il empiéta sur le domaine de Carthage, qui lui déclara la guerre. Massinissa en sortit vainqueur.

La puissance grandissante de Massinissa en Afrique inquiéta Rome, au point qu'en déclarant la guerre à Carthage en 149 avant J.C. (troisème guerre punique), elle visait aussi Massinissa.

En détruisant Carthage en 146 avant J.C. et en créant la pre,ière colonie romaine en Afrique, Rome mettait une limite à l'extension territoriale de la Numidie et au renforcement de son pouvoir économique et Politique.

Le grand Aguellid mourut à ce moment-là sans avoir pu mesurer les conséquences de la chute de Carthage et imposer la primogeniture comme règle de succession; négligence qui engendra de graves conséquences.

A sa mort, son royaume fut partagé entre ses trois fils: Micipsa père de Hiempsal I et d'Adherbal, Manastebal père de Jugurtha et de Gauda, et Gulussa père de Hiempsal II dont la descendance assurera la lignée des derniers rois numides.

MICIPSA

Après la mort de Manastebal et de Gulussa, Micipsa hérita du royaume et régna pendant 30 ans (148-118 avant J.C.)

Micipsa continua l'oeuvre de son père, embellit la capitale et attira vers la Numidie des Grecs cultivés pour propager, à trqvers le pays, les arts et la culture.

La puissance de la Numidie unifiée inquiéta Rome, qui accentua la pénétration et obligea Micipsa à partager le royaume en indivis entre ses deux fils Hiempsal I et Adherbal et son neveu Jugurtha.

LA GUERRE DE JUGURTHA

Rome aurait-elle pu deviner que ce partage susciterait une guerre après la chute de l'invincible Carthage? La Numidie se soulèvera violemment et Rome aura, en Jugurtha, un ennemi aussi redoutable que Hannibal.

En effet, le partage de la Numidie imposé par Rome marqua le début de la lutte de Jugurtha pour conserver l'unité de sa patrie. En 116 avant J.C., il s'empara de toute la Numidie et dut éliminer Hiempsal. En 112 avant J.C., Cirta; principauté de Adherbal, tomba après le siège qui finit par le massacre de ses défenseurs et des marchands romains. Rome lui déclara la guerre. "La guerre de Jugurtha" chantée parSalluste, dura sept ans.

Six armées romaines disparurent dans cette lutte mémorable. Jugurtha, aussi prompt dans la décision que dansl'action; adoré des Numidespour sa beauté; son courage et les ressources de son esprit, tint longtempsen échec les forces romaines.

Cependant, il fut harcelé parMetellus qui dévasta champs et villages; et attaqua énergiquement les principales villes numides. Metellus essaya vainement de s'emparer deZama, l'invicible. Mais le consul mit à sac Thala, avec son dépôt d'armes et son trésor royal.

Dépossédé de ses villes, Jugurtha fut persécuté par la Gétulie et la Mauritanie, où il reçutles renforts de son bequ-père Bocchus, alliance qui lui fut fatale.

Après avoir essuyé divers revers militaires, Marius tomba sur Jugurtha qui lui opposa une résistance farouche comme s'il était encore un redoutable ennemi.

Jugurtha résista mais perdit Cirta pendant le siège de l'hiver 107-106 avant J.C.. Livré en 105 par son allié, il fut conduit à Rome, enchaîné. Il contempla la ville qu'il méprisa pour sa promptitude à se vendre. Il y resta prisonnier, jusqu'à sa mort.

Aujourd'hui encore, dans les ruines de lq prison romaine, on peut lire l'inscription datée de 104 avant J.C. qui immortalise le grand roi numide, farouchement opposé, sa vie durant, à l'impérialisme romain.

En fait, Jugurtha fut, non pas vaincu mais vainqueur, puisqu'aujourd'hui, après plus de deux mille ans, sa figure légendaire et sa renommée ont traversé les siècles.

BOCHUS I - GAUDA - HIEMPSAL III

Après sa défaite, son royaume fut partagé :

Bocchus reçut une partie de la Numidie occidentale. La Numidie orientale fut partagée en deux royaumes : La Numidie occidentale et la Numidie orientale qui revint à Gauda (105-88 avant J.C.) puis à Hiempsal II (88-68 avant J.C.) respectivement frère et neveu de Jugurtha.

BOGUD, BOCHUS II

 A sa mort, Bocchus plaça son fils Bogud sur le trône de la Mauritanie occidentale qui prit le nom de Bogudiana, et légua ses nouvelles provinces à son fils Bocchus II qui la dénomma Mauritanie de Bocchus.

Ce partage eut lieu en 91 avant J.C.. Bocchus III régna jusqu'en 33 avant J.C.

Il se déclara en faveur de Pompée. Néanmoins, César lui laissa ses états, puis il suivit Octavien, tandis que son frère Bogud soutenait Antoine et put ainsi régnrer sur toute la Numidie.

JUBA I

Juba I succèda à Hiempsal son père, jusqu'en 46 avant J.C.. Il prit le parti de Pompée et anéantit l'armée de Soribornus Curio, qui débarqua en Afrique en 49 avant J.C.. Battu à Thapsus par César, il se donna la mort, comme le firent ses alliés, Scipion Scipion et Caton . ..

Son fils, le futurroi Juba II, enfant encore, fut emmené captif à Ro,e où il fut éduqué. Il épousa Cléopâtre Selené, fille de Cléopâtre et d'Antoine.

Auguste lui restitua, pour un temps, la Numidie et en 25 av. J.C. il devint roi de la Maurétanie, dont la capitale fut Iol.

Ce fils du révolté Juba I, vaincu par César, fut un roi très cultivé. Sans atteindre l'envergure politique de son ancêtre Massinissa, ni le courage exceptionnel de Jugurtha, Juba II s'efforça de créer un climat favorable à l'épanouissement de son peuple. Souverain lettré, ayant beaucoup voyagé, influencé par les philosophes grecs; il écrivit plusieurs ouvrages de dialectique et fir venir des artistes grecs. Ils créèrent en Cesarea un mouvement artistique très puissant qui gagna tout le royaume.

Grand admirateur de Périclès l'Olympien, qui fit de sa patrie la Démocratie modèle, Juba II voulut gouverner la Maurétanie à son image. Les méthodes démocrratiques de son gouvernement lui valurent la faveur de ses sujets, et ses grqndes qualités l'estime des nations étrangères. Selon Pausanias, Athènes lui érigea une statue dans son gymnase. C'était l'hommage de la Grèce à Juba Lybico, roi africain.

Juba II connaissait très bien l'histoire de sonpays et même celle des autres peuples. Il est cité comme historien dans les traités d'histoire, tant grecs que latins.

Il écrivit aussi des ouvrages sur le théâtre, la peinture;; la grammaire, les sciences de la nature; malheureusement son oeuvre est perdue à jamais. Mais l'ouvrage dont la perte est la plus regrettable est sa "Description de la Libye".

Au début de son régne, il fit explorer les îles Fortunes (Iles Canaries). Pline lui atrtribue la découverte des îles Purpuraris (Iles de Madère) dont les habitants teignaient admirablement les étoffes en pourpre.

De ses voyages, il ramena à Cesarea une vaste bibliothèque et les copies des meilleures sculptures du "siècle de Périclès", de l'école de Myron et Polyclète, de Phidas et de Praxitèle. Parmi les copies des sculptures de Phidias figurent l'Apollon de Cherchell, Demeter et Corée, puissantes sculptures de style parthénonien, la Vénus de Cherchell, qui, malgré ses mutilations; resplendit encore d'un éclat incomparable.

L'intérêt porté par Juba II à la culture ne l'empêcha pas de construire Césarée, de l'embellir et de faire de la capitalede son royaume, l'une des plus belles villes de l'Antiquité.

Le phare de l'îlot date de son règne; il a été comparé; toutes proportions gardées, à celui d'Alexandrie. Cette construction atteste que Juba II, à l'instarde ses aînés, appliquait les principes d'une véritable politique économique. Le phare était l'une des élémentsde l'aménagement du port, destiné à développer sur la côte le trafic maritime, en vue du commerce aussi bien que des explorations géographiques.

Les fouilles effectuées dans les ruines de Cherchell, n'ont pas livré tous leurs secrets, mais il est certain qu'une partie de sa splendeur est dûe à Juba II. Bien des chapiteaux sur la place, doivent appartenir à cette époque.

Juba II a laissé à la postérité, une ville qui fut un centre de culture et d'art. Les sculptures grecques découvertes à Cherchell; sont exposées au musée de la ville, au musée des Antiquités à Alger et au musée du Louvre à Paris.

PTOLEMEE

Ptolémée fils de Juba II; futle dernier roi Numide. Il fut assassiné parCaligula, en l'année 42 de notre ère. A ce moment-là, la ville s'étendait sur 2,5 km de long et 1,5 km de large, et renfermait dans son enceinte un grand nombre d'oeuvres artistiques et littéraires.

Une collection numismatique des derniers rois numides (Juba II, Cléopâtre Séléné et Ptolémée) est exposée au Musée des Antiquités d'Alger. Les monnaies de Juba II reflètent très bien son époque. On y retrouve à la fois les traditions monétaires des anciens rois numides, les souvenirs égyptiens de Cléopâtre Séléné, la culture gréco-romaine de Juba II, et le désir de ressourcement de son fils Ptolémée, dont le régne fut de courte durée.

Les Romains; après la mort de Ptolémée, fils de Juba II, annexèrent la Maurétanie. Ils la divisèrent en deux provinces impériales: la Maurétanie Tingitane et la Maurétanie Césarienne, laquelle correspondait aux "Telles" Oranais et algérois et à la partie occidentale du Constantinois.

TACFARINAS

Contemporain de Ptolomée, Tacfarinas dirigea larévolte des Numides contre l'impérialisme romain; sous le règne de Tibère. Dès l'année 17 de notre ère, il livra une guerre sans merci aux armées romaines. Cette lutte indépendantiste dura huits années. Le guerrier Mazipa, combatit à ses cötés. Malgré les demi-défaites de Tacfarinas; la guerre sanglante entre les Numides et Rome ne prit fin qu'en l'année 24, dans la bataille que lui livra le pré-consul Donabela en Auzia. (Aumale), où Tacfarinas trouva la mort au champ d'honneur comme le voulait la tradition numide.

Tacite consacre à Tacfarinas une place importante dans les livres II et III de ses Annales et malgré le ton méprisant qu'il emploie envers le Chef Numide, la personnalité de celui-ci en sort grandie.

Tacfarinas tint tête à César, à qu'il envoya des Ambassadeurs. César, refusa ses revendications; argumentant que même celles de Spartacus n'avaient pas été prises en considération.

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